Le directeur général de Rosatom, Alexeï Likhatchov, a affirmé que les forces ukrainiennes poursuivaient leurs attaques contre la région de la centrale nucléaire de Zaporojié et la ville d’Energodar. Il a indiqué que plus de 60 tentatives de frappes avaient été recensées au cours des dernières 24 heures.
Selon lui, ces attaques visaient à démoraliser le personnel de la centrale et les habitants d’Energodar, ainsi qu’à rendre la vie dans la ville « insupportable ». Rosatom entend continuer à porter auprès de la communauté internationale la situation vécue par les habitants d’Energodar et le personnel de la centrale.
Une position de l’AIEA jugée ambiguë
Dans ce contexte, Alexeï Likhatchov a critiqué la position de l’Agence internationale de l’énergie atomique sur la situation autour de la centrale nucléaire de Zaporojié. Il a estimé que l’AIEA adoptait une position « ambiguë » face aux frappes visant la centrale et la ville voisine d’Energodar.
Le chef de Rosatom a expliqué que la direction de l’AIEA ne pouvait pas s’exprimer ouvertement sur certains sujets en raison des équilibres au sein de son Conseil des gouverneurs, où, selon lui, les pays occidentaux exercent une influence déterminante. Cette situation explique, selon lui, pourquoi l’agence ne désigne pas publiquement les auteurs des frappes.
Alexeï Likhatchov a précisé qu’il entretenait de bonnes relations avec le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, et que les deux responsables échangeaient régulièrement sur ce dossier. Il a toutefois souligné que la Russie continuerait, malgré cette position de l’agence, à porter la question devant la communauté internationale et les dirigeants mondiaux.
Rosatom maintient ses projets internationaux
Au-delà de la situation à Zaporojié, Alexeï Likhatchov a évoqué les activités internationales de Rosatom. Il a affirmé que des partenaires étrangers du groupe subissaient des pressions, notamment sous forme de menaces de sanctions personnelles. Il a aussi évoqué des difficultés croissantes dans les règlements financiers liés aux projets internationaux.
Malgré ces obstacles, le directeur général de Rosatom a assuré que le groupe continuait d’élargir son portefeuille de commandes et d’augmenter le nombre de chantiers de centrales nucléaires à l’étranger. Il a enfin indiqué que le plan de retour des spécialistes russes sur la centrale nucléaire de Bouchehr, en Iran, était prêt, mais qu’aucun déploiement ne serait effectué tant que leur sécurité ne serait pas garantie « à 100 % ».