Les négociations sur le conflit en Ukraine, prévues les 17 et 18 février à Genève, se dérouleront dans un format trilatéral fermé entre la Russie, les États-Unis et l’Ukraine. Toutefois, des contacts bilatéraux entre les représentants de Moscou et de Kiev ne sont pas exclus. La délégation russe, outre son chef, le conseiller du président russe Vladimir Médinsky, comprendra plus de 20 personnes, la Suisse ayant rapidement délivré des visas à l’ensemble de ses membres.
Les discussions porteront sur les paramètres clés d’un règlement du conflit, couvrant les volets militaire, politique et humanitaire. La situation autour de la centrale nucléaire de Zaporojié pourrait également être abordée.
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov a indiqué que la délégation se rendait à Genève avec des instructions précises, établies dans le cadre des accords conclus à Anchorage, lors du sommet entre Vladimir Poutine et Donald Trump.
Il a souligné que Moscou partait du principe que tout accord sur l’Ukraine devait être solide et « éliminer les causes profondes du conflit ». Sergueï Riabkov a ajouté que la principale menace pour la sécurité de la Russie provenait de l’Europe, qui « vise la confrontation ».
Ces discussions s’inscrivent dans la continuité de deux cycles de négociations tenus à Abou Dhabi fin janvier et début février. Ils avaient porté sur les points encore en suspens du plan de paix proposé par les États-Unis. À l’issue du deuxième cycle, la Russie et l’Ukraine avaient procédé à un échange de prisonniers de guerre selon la formule « 157 contre 157 ». Lors de ces deux sessions, la délégation russe était dirigée par Igor Kostioukov.