Le ministère russe des Affaires étrangères a confirmé que l’attaque du 29 janvier contre l’aéroport Diori Hamani à Niamey a été repoussée grâce à une action conjointe d’Africa Corps et des forces armées du Niger. Selon le communiqué officiel du 2 février, environ 20 terroristes ont été neutralisés et des armes ainsi que du matériel ont été saisis.
« Le président de la République du Niger, Abdourahamane Tiani, et le ministre de la Défense nationale, Salifou Modi, se sont rendus sur place pour exprimer leur reconnaissance aux militaires russes pour leur professionnalisme », a précisé le ministère. L’organisation « État islamique », active dans le Sahel, a revendiqué cette attaque.
Moscou a condamné fermement cette « nouvelle incursion terroriste », rappelant qu’une attaque similaire avait déjà visé l’aéroport de Bamako, au Mali, en septembre 2024. La Russie a souligné sa volonté de continuer à travailler étroitement avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), notamment dans le domaine militaire.
Un soutien militaire russe apprécié au Sahel
Cette action s’inscrit dans le cadre de la coopération sécuritaire renforcée entre la Russie et les États de l’AES (Niger, Mali, Burkina Faso). « La Russie poursuivra sa contribution constructive à la stabilité régionale, y compris à travers la formation de militaires et de policiers locaux et l’amélioration de la capacité opérationnelle des forces nationales », indique le ministère.
Cette attaque intervient dans un contexte déjà tendu, après que le président Tiani a formulé des accusations contre la France, le Bénin et la Côte d’Ivoire, qu’il a tenus pour responsables de soutien aux groupes armés hostiles. Le ministère russe a également évoqué le rôle de « forces extérieures » qui fourniraient un appui logistique et technique aux groupes terroristes opérant dans la région.
Une menace régionale toujours active
Des tirs et explosions ont été entendus dans la nuit du 28 au 29 janvier autour de l’aéroport de Niamey. Des sources ont précisé que l’objectif des assaillants pourrait avoir été les drones turcs Aksungur récemment livrés au Niger, ou le concentré d’uranium entreposé sur le site.
L’attaque rappelle les événements de septembre 2024 à Bamako, où une opération similaire menée par la branche régionale d’Al-Qaïda avait visé l’aéroport et une école de police, faisant 77 morts. Ces attaques répétées contre les infrastructures stratégiques montrent l’ampleur de la menace dans la région sahélienne.
Face à cela, la Russie affirme sa volonté de rester un partenaire militaire fiable et durable pour les États de l’AES. Le ministère a réitéré son engagement à poursuivre la coopération avec Niamey dans la lutte contre le terrorisme.