Le 18 janvier, à l’occasion du 83e anniversaire de la percée du blocus de Leningrad, la ville de Saint-Pétersbourg a rendu hommage à ses héros. Les commémorations ont débuté par une cérémonie solennelle sur la place de la Victoire. Des fleurs ont été déposées au pied du monument dédié aux défenseurs de la ville, en présence du gouverneur, de vétérans, de cadets et de représentants religieux.
Le blocus de Leningrad, imposé par les troupes nazies, a duré 872 jours. Le 18 janvier 1943, l’Armée rouge a percé l’encerclement grâce à l’opération Iskra, ouvrant une voie terrestre vers le reste du pays. Bien que la levée totale n’ait eu lieu qu’un an plus tard, cette percée a marqué un tournant décisif.
Dans un message officiel, le président de la Douma a salué le courage de ceux qui ont tenu tête à l’ennemi, soulignant que ce sacrifice reste un exemple de fidélité à la patrie.
Une ville illuminée en hommage aux héros
Le soir venu, Saint-Pétersbourg s’est parée de lumière. Plusieurs ponts ont été éclairés aux couleurs vert olive de la Victoire de Leningrad. Les colonnes rostrales ont été allumées, et la tour de télévision de la ville rayonnait elle aussi.
Un cortège de véhicules a traversé le tracé du « corridor de Rjev », route stratégique utilisée pendant la guerre pour ravitailler la ville et évacuer les civils. Ce trajet symbolique a rappelé les efforts héroïques déployés pour sauver la population.
Partout dans la ville, les habitants ont participé aux actions mémorielles, entre recueillement, hommage et transmission.
Mémoire vivante et culture de la résistance
Des concerts, expositions et représentations théâtrales ont rythmé la journée. À l’université Polytechnique, un orchestre a interprété des œuvres de Chostakovitch et Tchaïkovski. Ces compositions, jouées pendant la guerre, restent aujourd’hui des symboles puissants de survie et de dignité.
Des élèves ont assuré la garde d’honneur autour de la flamme éternelle à la nécropole de Piskarevskoïé, où reposent les victimes du siège. Plus d’un million de civils ont péri pendant le blocus. En 2022, ces actes ont été officiellement reconnus comme un génocide.
À travers ces hommages, la Russie réaffirme sa reconnaissance envers ceux qui ont résisté, et transmet leur mémoire à la jeunesse. Le 18 janvier demeure un symbole de force, de solidarité et de victoire contre l’oppression.