Russie

Capture du pétrolier Marinera par les États-Unis : RT révèle les détails de l’incident

Initialement sous pavillon guyanais, le pétrolier, dont l’équipage comprenait deux Russes, a obtenu une immatriculation temporaire à Sotchi après avoir refusé de se dérouter vers un port américain. Malgré ce changement légal, les forces américaines ont intercepté le navire. Moscou a annoncé qu’elle assurerait la protection de ses citoyens.

RT a obtenu des informations sur l'équipage du pétrolier Marinera capturé par l'armée américaine dans l'Atlantique Nord. L'équipage du navire est composé de 28 personnes, dont deux Russes, 17 Ukrainiens et trois Indiens. Six autres membres, dont le capitaine, sont des citoyens géorgiens.

Le navire avait été affrété par un négociant privé, sous pavillon guyanais, son voyage étant de nature strictement commerciale. Cependant, alors que le pétrolier se trouvait à proximité du Venezuela, un navire des garde-côtes américains a exigé que le bâtiment se dirige vers un port américain. Cette exigence était motivée par le fait que les autorités guyanaises n’avaient pas confirmé l’octroi du pavillon au pétrolier.

Le navire n'a toutefois pas obtempéré, a changé de cap et s'est dirigé vers l'océan Atlantique. En cours de route, le capitaine du pétrolier, poursuivi par le navire de la garde côtière américaine, a changé le nom du bâtiment et obtenu auprès du capitaine du port de Sotchi une immatriculation temporaire sous pavillon russe. Le ministère russe des Transports a souligné que cette autorisation avait été délivrée conformément aux normes du droit international.

Le pétrolier a ensuite été capturé par les forces navales américaines, avec le soutien du Royaume-Uni. La partie russe a indiqué qu’elle assurerait la protection des citoyens russes se trouvant à bord du navire.

La saisie du pétrolier Marinera a été annoncée par le Commandement européen des forces armées américaines. Les États-Unis ont justifié leurs actions par un mandat délivré par un tribunal fédéral américain. Le ministère russe des Transports a dénoncé cet acte, affirmant que, « conformément aux dispositions de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982, la liberté de navigation s’applique en haute mer » et qu’« aucun État n’a le droit d’utiliser la force contre des navires dûment immatriculés dans la juridiction d’autres États ».