Russie

L'ambassade de Russie à Londres rejette les accusations de Starmer concernant de présumées menaces de la part de Moscou

L'ambassade de Russie à Londres a catégoriquement rejeté les déclarations du gouvernement britannique concernant la menace russe, les qualifiant de «fantasmes» destinés à détourner l'attention des problèmes socio-économiques du pays. Selon son communiqué, la Russie a «plus de raisons» de déclarer que le Royaume-Uni est un provocateur d'escalade.

La Russie ne constitue pas une menace pour le Royaume-Uni, et c'est Londres qui a ouvert la voie à l'escalade militaire et politique, a écrit l'ambassade de Russie à Londres sur son site le 26 février, commentant la décision du Premier ministre britannique Keir Starmer d'augmenter les dépenses de défense, décision justifiée par une soi-disant menace de la part de Moscou. Selon le communiqué, «ce sont les dirigeants britanniques [...] qui ont déployé des efforts gigantesques pour rétablir les lignes de démarcation sur le continent européen», pour créer «la méfiance et la discorde dans les relations avec notre pays».

Dans ce contexte, l'ambassade de Russie au Royaume-Uni a pointé du doigt la «mise en scène britannique de la mythique attaque aux armes chimiques à Salisbury en 2018» contre l'ancien colonel du Département russe du renseignement général Sergueï Skripal, condamné en Russie pour espionnage au profit de la Grande-Bretagne, et de sa fille Ioulia. D'après le communiqué, la conséquence en a été «la complication par Londres des relations entre la Russie et le Royaume-Uni, ainsi que du dialogue entre Moscou et les capitales européennes».

L'ambassade de Russie à Londres a également noté la situation actuelle dans laquelle «des missiles britanniques frappent des cibles en Russie avec l’approbation du gouvernement britannique, des citoyens britanniques avec des armes et des chars fabriqués en Grande-Bretagne se trouvent sur le sol russe, dans les rangs d’unités ukrainiennes».

«Nous déclarons publiquement que la Russie ne représente aucune menace pour le Royaume-Uni, que ce soit en mer, dans les airs ou dans les rues, et encore moins pour son système de santé en grande souffrance», a souligné l'ambassade de Russie au Royaume-Uni, ajoutant que «le gouvernement britannique a besoin de ces fantasmes pour éviter de faire face aux véritables problèmes socio-économiques du pays».

Le 25 février, Keir Starmer a déclaré son intention de hausser les dépenses de défense à 2,5% du PIB d'ici à 2027 en réduisant le budget de l'aide à l'étranger. S'adressant à la Chambre des communes (la chambre basse du Parlement britannique), le Premier ministre britannique a expliqué cette décision en indiquant que Moscou est une soi-disant «menace dans notre mer, dans nos airs et dans nos rues». Il a également accusé sans aucune preuve la Russie de «cyberattaques contre le système de santé britannique» et d'«attaque aux armes chimiques» à Salisbury.