Russie

Russie : Le FSB a annoncé l'arrestation d'un homme soupçonné de préparer des attentats à Briansk

Le service fédéral de sécurité (FSB) a indiqué ce 15 mars avoir arrêté un agent de la Légion «Liberté de la Russie» accusé de projeter des attentats à Briansk à la veille des élections présidentielles.

Le Centre des relations publiques du FSB a annoncé ce 15 mars, dans un communiqué transmis à RT, l'arrestation d'un individu qui aurait fomenté des actes de terrorisme dans la ville de Briansk à la demande de la Légion «Liberté de la Russie», une unité militaire des forces armées ukrainiennes composée de transfuges de l'armée russe.

«J'ai été déployé dans la région de Briansk pour y poser un explosif», a-t-il affirmé, dans une vidéo diffusée par les services russes de sécurité. L'individu y précise également qu'il travaillait pour la Légion «Liberté de la Russie» (LSR). Selon ses dires, il a initialement été envoyé en mission à Belgorod, puis aurait reçu un contre-ordre l'enjoignant de se rendre à Briansk. Une fois l'attentat perpétré, a-t-il expliqué, il devait être exfiltré dans un camp d'entraînement ukrainien.

Dans son communiqué, le FSB a en outre indiqué que le prévenu est un citoyen russe né en 2002 originaire de la région de Krasnodar (attenante à la Crimée dans le sud de la Russie).

Déstabiliser la société russe à la veille des présidentielles

«Sur instruction» de la LSR, poursuit le document, l'individu «a préparé des attaques terroristes dans la ville de Briansk afin de déstabiliser la situation politique et publique à la veille des élections du président de la Fédération de Russie» qui se tiennent du 15 au 17 mars.

«Sous la direction du curateur du LSR, le Russe recruté a retiré des engins explosifs d'une cache dans la région de Kalouga [au sud-ouest de Moscou, ndlr.], qu'il a placés à proximité d'entrées de bâtiments administratifs d'entreprises énergétiques ainsi que de bâtiments publics», indique le FSB.

L'individu a été mis en examen par les juridictions des régions de Briansk et de Kalouga pour «préparation d'actes de terrorisme», «acquisition, recel et transport d'engins explosifs» (articles 205 et 222 du Code pénal russe), a précisé le communiqué. Il encourt jusqu'à vingt ans d'emprisonnement.

Depuis le début du conflit en Ukraine en février 2022, la Russie a annoncé avoir déjoué des centaines de tentatives de sabotage, notamment sur des infrastructures civiles, et a arrêté des dizaines de personnes pour ces motifs. Kiev ne revendique généralement pas les actes de sabotage à l'intérieur de la Russie.