Le Yémen, nouvelle proie d’Al-Qaïda (VIDEO)

A mesure que le Yémen plonge dans le chaos provoqué par les bombardements de la coalition arabe, la progression d’Al-Qaïda et d’autres organisations terroristes au Yémen et en Syrie est exponentielle.

La guerre contre le terrorisme est mise à mal par l’intervention aérienne arabe au Yémen où  dans la péninsule Arabique (AQPA) ne perd pas son temps.

La prison de Moukalla dans le sud-est du Yémen (où plus de 300 détenus ont été libérés dont un chef présumé d’Aqpa), une base militaire dans la cinquième plus grande ville du pays... Aqpa semble insatiable.

Il est à noter que l’organisation terroriste sunnite est en guerre non seulement avec les alliés des , mais aussi avec les houthis, les rebelles chiites que les Etats Unis aident maintenant à bombarder. Est-ce que l’ennemi des Houthis est vraiment l’ennemi de Washington? Un scénario syrien se dévoile où le chaos engendre le terrorisme et vice versa.

On peut souligner l’exemple du front Al-Nosra qui a pris le contrôle de la ville d’Idleb au nord-ouest de la Syrie lundi 30 mars. C’est la deuxième capitale provinciale à échapper au contrôle du gouvernement syrien depuis le début du conflit il y a quatre ans, une grande victoire pour l’organisation terroriste.

Pendant ce temps, , qui a investi le camp de Yarmouk, faisant fuir les 18 000 réfugiés palestiniens restants, est aux portes de Damas (7 km).

Quelques jours avant l'ultime assaut de l’Etat islamique, on a rapporté qu’environ 400 familles ont été évacuées du camp.

«Face à l'avancée de l'Etat islamique, 400 familles, soit environ 2 000 personnes, ont pu quitter le camp vendredi et samedi par deux routes sécurisées vers le quartier de Zahira tenu par l'armée syrienne», a indiqué Anouar Abdel Hadi, responsable de l’OLP. L’évacuation des réfugiés a débuté le 1er avril après que l’Etat Islamique s’est emparé de grandes parties du camp.

En savoir plus : 2 000 personnes évacuées du camp de réfugiés de Yarmouk en Syrie face à l’avancée de Daesh (VIDEO)

Récemment, au cours d’un briefing de presse du département d’Etat américain, le porte-parole américain Jeff Rathke a annoncé que le président syrien Assad avait toutes les cartes en main pour arrêter «tout de suite» la torture, les meurtres systématiques et les raids aériens qui se poursuivent dans le pays.

«Le président syrien Assad pourrait arrêter le conflit tout de suite s’il démontrait la volonté de son régime d’entamer un dialogue conséquent avec l’opposition pour atteindre une solution politique», a-t-il indiqué. Selon Jeff Rathke, un dialogue politique est encore possible entre les parties au conflit syrien malgré la progression de Daesh.

«En fait, je parlais de la nécessité d’un dialogue politique conformément aux Principes de Genève, c’est ce que la communauté internationale soutient et c’est précisément ce que le président Assad a rejeté», a expliqué le porte-parole.

Dans une interview accordée à la chaîne RT, l’ancien diplomate américain Jim Jatras a qualifié de «choquante» et d’«absurde» l’affirmation du porte-parole américain que le président syrien pouvait arrêter «tout de suite» les hostilités en ouvrant un dialogue politique.

Jim Jatras a rappelé que le gouvernement syrien est attaqué non seulement par les forces d’opposition soi-disant modérées, mais aussi par Al-Qaïda, leFront al-Nosra en  et l’Etat islamique.

«Je ne comprends pas comment le gouvernement d’Assad pourrait arrêter unilatéralement la guerre à moins que l’on veuille voir le drapeau noir de l’Etat islamique flotter au-dessus de Damas», a souligné l’ancien diplomate américain.

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