Un chef néonazi devient conseiller militaire à l’état-major ukrainien

Dmytro Yarosh© David Mdzinarishvili
Dmytro Yarosh

Dmytro Yarosh, chef du groupe extrémiste Secteur droit et recherché par Interpol, a été nommé conseiller du chef d'état-major général ukrainien. Ce dernier a accepté de subordonner aux troupes régulières des milliers de combattants paramilitaires.

«Le général colonel Viktor Muzhenko, chef d'état-major général, et Dmytro Yarosh ont convenu du format de la coopération entre Secteur droit et les forces  ukrainiennes», lit-on dans le communiqué du ministère de la Défense ukrainienne.
Les bataillons paramilitaires de Secteur droit acceptent d’être «subordonnés aux chefs militaires», a déclaré le ministère. Muzhenko et Yarosh ont souligné le besoin d’«unité» et confirmé la volonté des combattants d’obéir au commandement central de Kiev.

Dmytro Yarosh est une figure de proue du violent coup d’Etat de février 2014 à , il est recherché par Interpol pour incitation au terrorisme et à des activités extrémistes. Mais malgré sa triste notoriété, il a été élu au parlement ukrainien dont il est membre et c’est aussi le chef du parti politique Secteur droit qui est interdit en Russie parce que considéré comme une organisation extrémiste.

Le weekend dernier Dmytro Yarosh a annoncé son intention de faire légaliser des sociétés militaires privées et d’introduire une nouvelle législation au parlement sur cette question. «Je pense que cela sera une bonne possibilité pour les gens qui ne peuvent pas revenir de la guerre dans leurs têtes. Cela fournira des emplois à beaucoup de gens et enfin, de la stabilité au pays entier», a souligné l’intéressé.

Des bataillons constitués de soi-disant volontaires et d’autres types des bataillons privés luttent aux côtés de l’armée régulière ukrainienne depuis le début de «l’opération antiterroriste» lancée par Kiev dans l’est de  en avril dernier. Nombre d’entre eux sont connus pour leur brutalité et les tactiques meurtrières qu’ils emploient contre la population locale. Après l’accord de cessez-le-feu conclu en février, quelques-unes de ces unités armées ont refusé de quitter le Donbass et ont violé le cessez-le-feu

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