Obama utilisera son droit de véto si le Congrès refuse l’accord sur le nucléaire iranien (VIDEO)

Le Capitole des États-Unis© Igor MikhailevSource: RIA NOVOSTI
Le Capitole des États-Unis

Après 18 mois de négociations, un accord-cadre sur le programme nucléaire iranien a enfin reçu une approbation internationale, mais cet accord préliminaire pourrait faire les frais de l’hostilité du Congrès à son égard.

L’Iran a fait plusieurs concessions aux  et à l’Europe. La République islamique a accepté de n’enrichir l’uranium qu’à 3,67%, de n’utiliser des matériaux nucléaires qu’à des fins pacifiques et de réduire le nombre de ses centrifuges de 19 000 à 6 104. Mais le Congrès estime qu’il lui appartient, in fine, de décider si les Etats-Unis doivent accepter cet accord ou non. Entretemps, le président Obama reste ferme: il s’est décidé à faire usage de son droit de véto si le Congrès n’approuve pas cet accord.

Le comité des Affaires étrangères du Sénat va aller de l’avant en votant la soumission de l’accord avec l’Iran à l’approbation du Congrès. Il a prévu de se prononcer sur cette question le 14 avril. Il est pour l’heure difficile d’évaluer comment cela va influer sur les négociations qui sont cours actuellement. Il faut se rappeler que l’accord n’est pas finalisé, cela devrait être le cas d’ici la fin du mois de juin. Ce vote pourrait donc jeter une ombre sur l’aptitude des Etats-Unis à tenir leurs engagements. L’accord doit prendre en compte la levée de toutes les sanctions liées au nucléaire, pour autant que  remplisse ses obligations. Mais beaucoup de parlementaires américains sont opposés à cette idée.

Le président de la Chambre des représentants John Boehner estime que l’accord s’est écarté des buts initiaux de Washington. Même si les députés votent pour s’assurer, qu’au bout du compte, il revienne au Congrès de décider si les Etats-Unis se conforment à cet accord ou non, le président peut tout de même opposer son veto à cette décision. La porte-parole adjointe du département d’Etat américain Marie Half a déclaré que le président  restait ferme sur sa décision de faire usage de son droit de veto.

«Le président a déjà dit que si une décision négative arrivait sur son bureau, il lui opposerait son veto. Il a aussi déclaré hier que nous serions engagés avec le Congrès dans ce processus mais je n’ai pas plus de détails à partager avec vous pour l’instant», a-t-elle dit aux journalistes qui l’interrogeaient.

Pour annuler le veto, il faut obtenir l’aval de deux tiers du Congrès. Il est très peu probable que cela se produise sous le mandat du président Obama. Mais cet accord potentiel pourrait être en danger s’il ne plaît pas au prochain président.

Certains experts restent sceptiques sur l’accord entre l’Iran et le groupe 5+1. La commentatrice politique Soraya Sepahpour-Ulrich croit que la question du nucléaire iranien n’est qu’un prétexte pour déstabiliser la République islamique.

«La question nucléaire, de mon point de vue, n’est qu’une excuse pour déstabiliser la République islamique. Et cela a vraiment peu de choses à voir avec quoi que ce soit d’autre, je ne pense pas que cela mettra fin aux hostilités mais j’espère que cela mettra fin aux questions que la communauté internationale peut se poser à propos de l’Iran ou des Etats-Unis et sur leur relation», a-t-elle dit à RT.

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