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Que demanderiez-vous au premier homme à marcher dans l'espace ? RT transmet vos questions

50 ans après que le cosmonaute soviétique Alexeï Leonov a fait un première sortie historique dans l'espace, RT projette puis retransmet mercredi un reportage spécial sur ce cosmonaute à qui les internautes pourront poser leurs questions.

Le 18 mars 1965, le petit vaisseau spatial Voskhod-2 à deux places a été mis en orbite, porteur d'une mission révolutionnaire pour l’humanité. Le monde entier a regardé en retenant son souffle comment le commandant du vaisseau spatial Pavel Beliaïev a signalé à la Terre qu’«un homme est allé dans l’espace».

L’homme qui a bravé l’espace était le pilote Alexeï Leonov, qui a conduit plus tard le vaisseau Soyuz 19 pendant la première mission spatiale commune soviéto-américaine Apollo-Soyouz en 1975.

RT diffuse mercredi son reportage spécial sur la sortie historique dans l’espace de Leonov, sortie qui a duré 12 minutes. Le reportage sera projeté au Musée de l'astronautique de Moscou avant d’être retransmis à l’antenne. Dans le cadre de l’exposition «50 ans : 733 sorties dans l’espace», Alexeï Leonov racontera son histoire aux spectateurs. RT transmettra l’événement en direct sur YouTube.

Mais ce n’est pas tout. RT suivra les questions des internautes sous les hashtags #askacosmonaut ou #спросикосмонавта en posera une partie à Léonov.

Cet événement, organisé et couvert par Roscosomos, Google et RT, sera le premier du genre dans le cadre d’un projet commun intitulé #Spaceology15.

Les détails spectaculaires du grand voyage de Leonov, qui a failli lui coûter la vie, sont apparus seulement après la chute du rideau de fer. A cause de problèmes inattendus de pression, sa combinaison spatiale s’est gonflée comme un ballon et l’a empêché de retourner à la capsule. Leonov a risqué un accident de décompression en dégonflant sa combinaison.

Mais le risque était justifié pour le cosmonaute qui, en 2010, a raconté à la correspondante de RT Maria Finochina ce qu’il a vu et ressenti lors de sa première sortie dans l’espace.

«Je ne me même rappelle pas ma première réaction, mais elle a été enregistrée. J’ai dit : “Wow ! La Terre est ronde”. Vous le croyez quand l'on vous le dit, mais quand vous le voyez vous-même, c’est une expérience unique».

«On me demande souvent mes impressions. C’est la question classique : comment vous ressentez votre environnement. La Terre bleue, le soleil brillant, le ciel noir, les étoiles qui ne clignotent pas. Les étoiles sont vues comme étant de magnitude 6 dans l’espace alors qu’elles sont de magnitude 3 vues de la Terre. Le ciel est plein de points brillants. Et vous sentez la profondeur», a dit Leonov.

Puis l’équipage a connu des problèmes d’oxygène et a peiné à retourner dans l'atmosphère terrestre. Un atterrissage non planifié a eu lieu en pleine taïga russe où les cosmonautes ont été accueillis par des températures en dessous de zéro, des loups, des ours, une tempête de neige... Tous ces détails étaient tenus secrets jusqu'à récemment.

Après sa retraite en 1991, Leonov est resté une figure extrêmement populaire et respectée en , partageant généreusement certains détails inconnus de son exploration spatiale.

Pendant son échange avec RT, le cosmonaute a réfuté énergiquement la célèbre théorie conspirationniste selon laquelle les Américains auraient mis en scène leur expédition sur la Lune.

«C’est de l’ignorance, une ignorance complète. Ces gens ne savent rien des technologies et ils sont prêts à dire tout et n'importe quoi pour passer à la télé… Les Américains avaient annoncé à l’avance leur mission sur la Lune. Nous étions dans une base militaire soviétique et nous avons pu voir le lancement. Je jure devant Dieu que nous croisions nos doigts et espérions que les gars y arrivent. Nous voulions que cela se fasse… Les radars gardaient une trace de tout, même de comment les moteurs fonctionnaient… Leurs caméras extérieures étaient allumées et ils ont commencé à projeter une vue panoramique de l’espace autour du vaisseau… Nous pouvions voir tout ce qui se passait de nos propres yeux», a raconté Alexeï Leonov.