Référendum en Crimée : Cinq raisons d’avoir voulu rejoindre la Russie (VIDEO)

Les habitants de Sébastopol fêtent les résultats du referendum le 17 mars 2014. Source: RIA NOVOSTI
Les habitants de Sébastopol fêtent les résultats du referendum le 17 mars 2014.

Le 16 mars 2014, un référendum historique a été organisé en Crimée qui a décidé du sort de la péninsule. Les Criméens, qui ont massivement voté «pour», avaient suffisamment de raisons de le faire.

1. Le coup d’Etat de février 2014 a été rejeté en Crimée.

La destitution du président légitime ukrainien Viktor Ianoukovytch par la Rada suprême (parlement ukrainien) sans recours à la procédure d’impeachment prescrite par la Constitution et la formation d’un nouveau gouvernement par le président par intérim qui lui a succédé ont été dénoncées en  aussi bien par les autorités locales que par la population.

Les combattants du mouvement ultranationaliste «Secteur droit» Source: RIA NOVOSTI
Les combattants du mouvement ultranationaliste «Secteur droit»

2. Le déferlement nationaliste et extrémiste.

L’absence du pouvoir légitime et la débandade généralisée qui a suivi la substitution des principaux acteurs de  au gouvernement issu d'une majorité élue a donné lieu à une hausse des activités de groupements paramilitaires nationalistes tels que «Secteur droit». L’incapacité des nouvelles autorités de mettre fin aux violences a abouti à ce que les Criméens ne puissent plus se sentir en sécurité.

3. L’interdiction de la langue russe dans la moitié des régions d’Ukraine.

L’une des premières décisions des nouvelles autorités de l’après coup d’Etat en Ukraine a provoqué une réaction très négative de toute la population et des Criméens en particulier, qui sont russophones à 98 %. Même si le président par intérim Alexandre Tourtchinov a par la suite expliqué que cette mesure n’entrerait pas en vigueur pour le moment, la menace contre le statut de la langue russe est restée dans les esprits.

Une femme vote pendant le referendum en Crimée le 16 mars 2014. Source: Reuters
Une femme vote pendant le referendum en Crimée le 16 mars 2014.

4. L’aspiration historique de la Crimée à une autonomie plus large.

En tant qu'unique république autonome au sein d’un Etat ukrainien unitaire, la Crimée majoritairement russophone a longtemps réclamé le respect de ses droits à l’autonomie négligés par . Au vu du nouveau projet ukrainien d’unification de la nation sur la base d’une seule langue, l’autonomie était en péril.

5. Les insuffisances du système de sécurité sociale.

Le système social ukrainien, déjà compromis par le manque de croissance économique avant la crise, est en décomposition depuis les perturbations de Maïdan. Etant données l’exacerbation des tensions politiques et l’augmentation du budget militaire, les habitants de la péninsule redoutaient l’incapacité de ce système à répondre à leurs besoins sociaux.

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