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Des milliers de personnes disent «non» à l'OTAN à Madrid, ville hôte de son prochain sommet

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans le centre de Madrid pour exiger la dissolution de l'OTAN et réclamer la paix, à deux jours de l'ouverture du prochain sommet de l'Alliance atlantique dans la capitale espagnole.

Un long cortège constitué de convois regroupant des militants de gauche, anticapitalistes, altermondialistes, écologistes, féministes, communistes ou encore les mouvements comme Fridays for Future et Extinction Rebellion a défilé ce 26 juin dans le calme et sous importante escorte policière afin de dénoncer la tenue de la prochaine réunion de l'Alliance atlantique à Madrid du 28 au 30 juin.

Aucun ministre ou représentant éminent de la gauche radicale, membre de la coalition gouvernementale, n'a pris part à la marche, préférant faire profil bas à deux jours du sommet, a constaté une journaliste de l'AFP. 

Parmi les slogans scandés par les manifestants est souvent revenu «Non à la guerre, non à l'OTAN !», tandis que plusieurs hélicoptères survolaient le cortège sur l'une des principales avenues de la capitale.

Sur les pancartes, on pouvait lire : «Faites la paix, pas la guerre», «Assez de dépenses militaires, donnez aux écoles et aux hôpitaux» à côté d'une image d'une femme en larmes tirée du tableau de Pablo Picasso, Guernica, l'une des toiles les plus célèbres au monde, devenue un plaidoyer contre la guerre.

D'autres encore clamaient «nous ne payons pas pour vos guerres» ou «Dissolution des armées, Décroissance, Pas de guerre entre les peuples, Pas de paix entre les classes [sociales]».

Selon la préfecture de Madrid, 2 200 personnes ont pris part à la manifestation. Les organisateurs n'avaient pas quant à eux donné leur estimation de la participation.

Hôtesse du sommet de l'OTAN la semaine prochaine, Madrid sera placée sous haute sécurité avec, au total, 10 000 agents des forces de l'ordre déployés pour cette réunion, à laquelle participeront notamment le président américain Joe Biden, son homologue français Emmanuel Macron et les chefs des gouvernements du Royaume-Uni et de l'Allemagne, Boris Johnson et Olaf Scholz.

Ce sommet sera dominé par la question de l'opération militaire russe en Ukraine, déclenchée le 24 février par le président Vladimir Poutine.