Imbroglio et parano : une campagne de charité suédoise confondue avec Daesh

© Capture d'écran, compte Twitter @PEAR_PYRUS

Une innocente campagne caritative d’un supermarché visant à récolter de l’argent pour la bonne cause a été mal interprétée par certains clients, et confondue avec un signe de ralliement utilisé par le groupe islamiste Daesh.

Le magasin Ica Maxi à Hässleholm, dans le sud de la Suède, a lancé une campagne médiatique la semaine dernière pour recueillir des fonds pour l’œuvre de charité locale Frida Kvinnojour, qui vient en aide aux femmes vulnérables.

Il a fait don à l’organisation 1% du chiffre d’affaires total du magasin pendant une journée et a également promis de reverser 1% des ventes d’un gâteau spécialement créé pour cette occasion.

«Aidez-nous à aider», lit-on dans le message publié sur leur page Facebook, près de la photo prise montrant le personnel du magasin lever leur index en l’air pour symboliser «1%».

Or il se trouve que ce même geste a également été adopté par les musulmans pratiquants pour montrer qu’ils ne croient qu’en un seul Dieu. Mais après que des images de combattants faisant ce signe en pleine guerre en Syrie ont été relayées par les médias, certains ont fait le lien entre les deux histoires, pourtant radicalement opposées.

Ainsi, certains clients du magasin se sont plaints, persuadés que l’épicerie suédoise soutenait les terroristes. «Il est effrayant que le magasin Ica sympathise avec les terroristes de Daesh», lit-on dans un commentaire laissé par un utilisateur Facebook. «Faire la lumière sur les faits avant de faire de la publicité. Réveillez-vous», a écrit un autre.

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Evidemment, Ica Maxi a été forcé de répondre à ces commentaires sur sa page. «Notre index symbolise 1%. Nous n’avons absolument rien à voir avec Daesh. Bonne fin de semaine».

Le magasin a réussi à réunir quelque 80 000 couronnes (8 500 euros) jusqu’à ce mercredi, jour où l’histoire est devenue virale après avoir été publiée dans le journal régional Kvällsposten, qui a été immédiatement repris et partagé par ses lecteurs.

Le gérant du magasin Thomas Börjesson a indiqué à The Local que ces accusations l’ont attristé, lui ainsi que son personnel, mais a refusé de livrer d’autres commentaires, expliquant qu’il souhaitait que s’essouffle rapidement cette soudaine notoriété sur les réseaux sociaux.

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