Des Judokas israéliens privés de drapeau et d'hymne lors de leur victoire au tournoi d'Abu Dhabi

L'une des judokas, Yarden Gerbi (compte facebook)
L'une des judokas, Yarden Gerbi (compte facebook)

Ils ont remporté la médaille de bronze dans leur catégorie. Mais les sportifs israéliens n'ont pu participer au tournoi sous les couleurs bleue et blanche. La condition à leur participation avait été que le drapeau israélien ne soit pas brandi.

A Abu Dhabi, Yarden Gerbi et Sagi Muki, deux judokas israéliens, concouraient restectivement dans les catégories «femmes de moins de 63 kg» pour la première et «hommes de moins de 73 kg» pour le second.

 Dès le début, la condition pour leur participation était qu'ils ne participent pas à la compétition fameuse en tant qu'israéliens. Ils ont du concourir sous les couleurs du judo international en portant des kimonos aux couleurs de la Fédération Internationale de Judo. 8 Israéliens étaient donc présents sous ces couleurs et une autre judoka israélienne a pu concourir, elle, sous le drapeau britannique.

La Fédération israélienne de Judo a dû se plier à ces exigences pour que les athlètes soient admis à entrer dans le pays arabe et à partciper à la compétition. C'était un accord avec les organisateurs puisque les Émirats arabes unis n'ont pas de liens formels avec l'Etat hébreu. L'accord ne devait pas être relayé dans la presse israélienne ou internationale. 

La Fédération israélienne a préféré accepté les conditions drastiques plutôt que de priver ses judokas d'une possible médaille. Cela faisait 6 ans en effet que les athlètes israéliens tentaient de participer à ce tournoi, sans succès jusqu'alors.

Quoi qu'il en soit, malgré les médailles remportées, cette histoire a suscité un tollé en Israël. La ministre des Sports Miri Regev a décidé de convoquer une réunion d'urgence avec les chefs des associations sportives locales pour discuter de la question et a demandé au Premier ministre Benjamin Netanyahu de l'aider à lutter contre ce genre de pratique.

La ministre en appelle au respect du principe de non-discrimination de la Charte olympique. D'autant plus qu'un autre israélien, encadrant sprotif cette-fois ci, s'est vu refuser un visa pour participer au tournoi de tir organisé par le Koweït.

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