Les forces israéliennes investissent un hôpital pour s’emparer des données des suspects

© Capture d'écran de la video de Ruptly

A Jérusalem, les forces israéliennes ont attaqué un hôpital pour le 3ème jour consécutif avec balles en caoutchouc et grenades fumigènes pour recueillir les données médicales des Palestiniens qui y sont soignées après les affrontements.

La police israélienne a perquisitionné jeudi l’hôpital de Bagthamha Makassed à Jérusalem en utilisant des grenades fumigènes et des bombes assourdissantes. Les autorités essaient de trouver le dossier médical d’un Palestinien de 15 ans qui aurait été blessé par une balle de calibre 22, lors d’un affrontement récent avec les forces de sécurité israéliennes, rapporte le journal Haaretz.

Le raid de jeudi s’est produit alors que le personnel de l’hôpital participait à une pause de solidarité avec le soutien du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Des gens se sont enfuis de l’hôpital pour se sauver tandis que les forces israéliennes ont harcelé et insulté des patients.

L’objectif de ce troisième assaut en trois jours était de trouver et d’arrêter les Palestiniens qui auraient pris part aux affrontements avec les forces israéliennes. Les autorités de l’Etat hébreu affirment pour leur part que l’hôpital n’a pas fourni les informations requises sur les blessés.

Personne n’a été arrêté lors du raid de jeudi, ont fait savoir les responsables de l’hôpital. Cependant, la police a fait savoir que des données avaient été trouvées et que l’adolescent en question serait inculpé.

Le chef de l’hôpital, le docteur Ali Al-Husseini, a confié à l’agence de presse Maan que ces attaques avaient lieu parce que les médecins refusaient de transférer les données de leurs patients aux autorités israéliennes dans le seul but de protéger leur vie privée.

«Ce n’est pas notre travail de donner des informations à quelqu’un qui arrive à l’hôpital. Notre travail, c’est seulement d’aider les blessés et de leur fournir une assistance médicale», a déclaré Ali Al-Husseini.

Mais malgré cela, les autorités israéliennes continuent de menacer et de faire pression sur le personnel médical. Le chef de l’hôpital les a notamment accusées de «profaner» l’hôpital et a demandé l’aide de la communauté internationale.

«L’hôpital a été profané par les militaires israéliens. Ces violations israéliennes contre un hôpital palestinien sont illégales et jusqu’à aujourd’hui nous ne pouvons trouver personne pour protéger l’hôpital, ses patients et son personnel», a-t-il déploré.

Le premier raid israélien contre l’hôpital s’est produit mardi. La deuxième attaque a eu lieu mercredi, les forces de sécurité israéliennes accusant le personnel de collaborer avec les manifestants.

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