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Obligation vaccinale : flambée des arrêts-maladie chez les pompiers new-yorkais

Au 1er novembre, ils étaient plus de 2 000 pompiers à avoir déposé un arrêt-maladie. «Les congés maladie ont augmenté et nous savons que c'est une protestation contre cette règle, c'est évident», a déclaré leur chef, Daniel Nigro,

Un nombre anormalement élevé de pompiers de New York ont demandé à être placés en arrêt-maladie ces derniers jours, une «protestation» contre la vaccination obligatoire jugée «inadmissible» le 1er novembre par leur patron. Si les autorités assurent que ce phénomène ne bouleverse pas le fonctionnement des casernes, certaines d'entre elles ont été vues fermées.

Il y a une semaine, les pompiers étaient fortement représentés lors d'une manifestation contre l'obligation vaccinale des employés de la ville de New York, qui avait réuni plusieurs milliers de personnes.

«Les congés maladie ont augmenté et nous savons que c'est une protestation contre cette règle, c'est évident», a déclaré le chef des pompiers new-yorkais, Daniel Nigro, lors d'un point presse de la mairie, au premier jour où les quelque 378 000 employés municipaux de la ville risquent de voir leur paie suspendue s'ils ne sont pas vaccinés.

80% des pompiers de New York vaccinés 

Selon le maire démocrate Bill de Blasio, 9 000 employés étaient dans cette situation, tandis que 12 000 ont demandé une exemption médicale ou religieuse. Mais les congés maladie, qui concernaient 2 300 pompiers le 1er novembre (sur un total de 17 000 membres) selon leur chef, sont un moyen de contourner la sanction sur la fiche de paie, a-t-il expliqué.

«En général 200 personnes viennent au bureau médical chaque jour, la semaine dernière ils étaient 700 par jour. La majorité d'entre eux ne sont pas vaccinés. C'est totalement inacceptable», a-t-il ajouté, tout en assurant qu' «aucune caserne n'est fermée». 

De son côté, le principal syndicat des pompiers new-yorkais a diffusé sur Twitter des photos de pompiers «renvoyés chez eux» parce qu'ils ne respectaient pas l'obligation vaccinale. «Il y a des unités en sous-effectif. Ce manque de personnel pourrait cesser immédiatement si des pompiers cessaient d'être malades quand ils ne le sont pas», a concédé Daniel Nigro.

Le taux de vaccination atteignait dimanche 80% au sein des 17 000 pompiers de la ville, contre 60% le 19 octobre, l'un des chiffres les plus bas parmi les services de la ville (96% dans l'éducation, 84% dans la police).