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Le New York Times affirme qu'un informateur du FBI a participé à l'assaut du Capitole

Selon le quotidien américain, le FBI disposait d'au moins un informateur au sein de la foule de manifestants qui a envahi le siège du Congrès américain le 6 janvier 2021. Ses témoignages pourraient remettre en cause la thèse d'un assaut prémédité.

A en croire des documents confidentiels que le New York Times affirme avoir obtenus «à condition qu'ils ne soient pas cités directement», un informateur du FBI a participé à l'assaut du Capitole, le 6 janvier 2021.

«Un membre des Proud Boys [une organisation issue de la droite conservatrice américaine] était occupé à envoyer par SMS un compte-rendu en temps réel de la marche, le destinataire était un agent du FBI», peut-on par exemple lire dans un article publié le 24 septembre par le célèbre quotidien new-yorkais, selon qui l'informateur en question aurait commencé fin décembre à communiquer au service de renseignement intérieur des informations sur le rassemblement à venir. 

«Le FBI disposait également d'un autre informateur ayant des liens avec une autre section des Proud Boys qui a participé à l'assaut du Capitole [...] ce qui soulève des questions sur la qualité de ses informateurs», note encore le New York Times.

La thèse d'un assaut prémédité mise à mal ?

En outre, le journal affirme que les textes qu'il a obtenus étaient susceptibles de «remettre en question» l'hypothèse privilégiée par les autorités, selon laquelle les Proud Boys auraient conspiré en amont du 6 janvier pour organiser l'assaut du siège du Congrès américain.

«Les déclarations de l'informateur semblent contredire l'affirmation du gouvernement selon laquelle les Proud Boys se sont organisés pour un assaut offensif sur le Capitole destiné à empêcher la transition pacifique de M. Trump à M. Biden», insiste le New York Times, selon qui l'informateur en question a toujours nié que le groupe avait l'intention de recourir à la violence ainsi que d'envahir le Capitole ce jour-là.

Quoi qu'il en soit, à en croire les informations du journal, les forces de l'ordre fédérales ont eu, durant les événements du 6 janvier, une visibilité bien plus grande que ce qui était jusqu'alors officiellement admis.