Pour John McCain, la Russie et les Etats-Unis se livrent en Syrie une guerre indirecte

John McCain Source: RIA NOVOSTI
John McCain

En s’engageant dans une guerre en Syrie, la Russie montre du «dédain et du mépris» envers les Etats-Unis, a estimé le sénateur américain, fustigeant du même coup «l’absence de stratégie» de Washington dans cette crise.

«Mais bien sûr que c’est une guerre par procuration», a déclaré le sénateur républicain John McCain sur les ondes CNN le 4 octobre, à propos du différend qui oppose les Etats-Unis à la Russie dans le conflit syrien.

Cette déclaration fait suite aux propos de Barack Obama, qui avait affirmé deux jours plus tôt que les Etats-Unis «n’entendaient pas faire de la Syrie une guerre par procuration entre nous et la Russie». «Ce serait une mauvaise stratégie de notre côté», avait déclaré le président américain.

Le fait que la campagne russe ait débuté deux jours seulement après la rencontre entre Barack Obama et Vladimir Poutine dans le cadre de l’Assemblée générale de l’ONU à New York démontre, aux yeux du candidat battu lors de la présidentielle de 2008, que Moscou «traite les Etats-Unis avec dédain et mépris».

Au Moyen-Orient, la politique de Washington est un échec

John McCain a également profité de son passage sur CNN pour fustiger plusieurs égarements de la stratégie américaine au Moyen-Orient, à commencer par la lutte contre les terroristes.

Alors que la campagne américaine contre Daesh «n’a pas donné de résultats», Moscou entre dans l’arène «d’une façon qu’elle n’a pas utilisée […] depuis 1973», a rappelé le sénateur républicain.

«Il [Vladimir Poutine] dicte désormais le rythme des évènements en Syrie, ce qui est, bien sûr, un renoncement au leadership américain», a martelé le héros de la guerre du Vietnam.

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Pour lui, la stratégie du président russe est de contraindre Washington à devoir choisir entre Daesh et Bachar el-Assad, dont le départ aurait pourtant un effet dévastateur sur le pays dont il reste le président élu.

«Si on regarde la Libye, ce qu’on a fait là-bas, c’est un désordre complet», a rappelé John McCain. «Si on parle de Saddam Hussein et de l’Irak, regardez ce qu’on a fait là, c’est du désordre». En Syrie, «ce sera la même chose», a-t-il poursuivi, soulignant dans le même temps que le Moyen-Orient serait plus stable si Saddam Hussein et le colonel Kadhafi était toujours au pouvoir.

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