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Manifestations en Israël pour dénoncer la corruption et la gestion de l'épidémie de Covid-19

Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés dans la soirée du 18 juillet à Jérusalem et Tel-Aviv pour dénoncer la corruption et la gestion de la pandémie de Covid-19 et de ses conséquences par le gouvernement israélien.

La grogne populaire s'est intensifiée ces derniers jours en Israël, dans le sillage de nouvelles restrictions imposées par le gouvernement face à la résurgence de l'épidémie qui a plombé l'économie, les protestataires accusant le gouvernement d'être «déconnecté» de la réalité.

Un premier rassemblement a eu lieu à Jérusalem devant la résidence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou pour exiger sa démission. Inculpé pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires, le chef du gouvernement israélien est au cœur d'un procès dont la prochaine audience est prévue le 19 juillet.

«Démocratie», «menteur» et «manipulateur», pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les quelques centaines de manifestants présents.

Dans la ville côtière de Tel-Aviv, des milliers de manifestants ont afflué vers le parc Charles Clore pour protester contre la gestion de la crise sanitaire et économique, au lendemain de l'entrée en vigueur de nouvelles restrictions visant à endiguer la propagation du virus.

Un taux de chômage qui dépasse les 20%

Pour «éviter un confinement général en raison de la forte augmentation de la morbidité liée au coronavirus», les autorités ont annoncé le 17 juillet que la plupart des commerces non essentiels et lieux publics seraient fermés le weekend jusqu'à nouvel ordre, après avoir annoncé début juillet d'autres restrictions face à la recrudescence de l'épidémie en Israël.

La manifestation de Tel-Aviv a été organisée par des groupes de travailleurs indépendants et de petites entreprises mais aussi d'artistes se sentant abandonnés par le gouvernement après la fermeture forcée de leur commerce et des lieux publics.

La semaine dernière, des milliers de personnes s'étaient rassemblées à Tel-Aviv à la suite d'un appel similaire à protester contre le gouvernement.

Un plan de relance de 22,5 milliards d'euros 

Encore récemment, Israël, qui compte environ neuf millions d'habitants, se vantait de sa gestion de la pandémie, mais le nombre de nouveaux malades est reparti à la hausse au fur et à mesure du déconfinement et le taux de chômage a bondi ces derniers mois, dépassant les 20%.

Pour apaiser la grogne sociale, le Premier ministre a annoncé récemment un plan de 90 milliards de shekels (environ 22,5 milliards d'euros), comportant des aides pour «tous les citoyens».

Mais selon un sondage de la chaîne 13 publié cette semaine, 61% des électeurs seraient «mécontents» de sa gestion de l'épidémie. Israël a officiellement enregistré plus de 49 000 contaminations et 400 décès.