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L'épouse de Juan Guaido escortée dès l'aéroport par des équipes diplomatiques européennes

Simple citoyenne vénézuélienne, la femme du député Juan Guaido a été escortée par des équipes diplomatiques françaises, néerlandaises et roumaines venues la chercher à l'aéroport de Caracas. Au même moment, Juan Guaido se faisait huer et insulter.

Parallèlement au retour chaotique de Juan Guaido sous les huées et invectives de nombreux opposants, le 11 février à l’aéroport international Simon Bolivar à Caracas, la capitale vénézuélienne, son épouse Fabiana Rosales a quant à elle été escortée par des équipes diplomatiques françaises, néerlandaises et roumaines. Erika Ortega Sanoja, correspondante pour RT, était sur place et a filmé la scène. L'épouse du député Juan Guaido y est notamment entourée de l'ambassadeur français au Venezuela, Romain Nadal, et de son équipe diplomatique.

Des équipes diplomatiques de France, des Pays-Bas et de Roumanie ont ensuite escorté Fabiana Rosales en dehors de l'aéroport.

Romain Migus, sociologue et journaliste spécialiste du Venezuela, a commenté pour RT France cette situation insolite. «Je ne sais pas ce que l’ambassadeur français – c’est-à-dire la France – faisait là-bas. Je ne comprends absolument pas l’intérêt de la France [...] de s’être déplacé pour sa femme». «Je pense en tous cas que ce n’est pas dans les devoirs diplomatiques français d’escorter une citoyenne vénézuélienne», souligne Romain Migus. Et de continuer : «Je rappelle que Juan Guaido est député. Il y a 166 autres députés [à l'assemblée nationale vénézuélienne]. Et surtout, sa femme ne fait pas de politique.»

Le sociologue tient également à préciser que : «Sa femme n’était pas agressée, bousculée, blessée.» «J’espère aussi que ça va s’arrêter là. Que demain, les services diplomatiques français n’escorteront pas les neveux de [Juan] Guaido ou sa grand-mère», s'étonne-t-il ensuite. Romain Migus fait part de son «incompréhension» quant à la situation en ajoutant que les «ordres premiers de la diplomatie française [ne sont pas] d’escorter toutes les citoyennes vénézuéliennes. Il y en a 15 millions dans le pays».

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