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Aux Etats-Unis, neuf policiers ne sont pas de trop pour arrêter un adolescent noir (VIDEO)

Il semble que traverser en dehors des passages piéton ne mène pas à une simple amende, comme c'est le cas en France. Un adolescent qui avait commis cette imprudence, a été arrêté de façon plutôt brutale.

Des images ont été capturées de la scène par un vidéaste amateur dans la ville de Stockton en Californie. Selon les témoins, avant même que la caméra filme l'arrestation, le policier avait déjà intimé à l'adolescent de s'asseoir. Mais  ce dernier avait continué à marcher vers son bus scolaire. L'officier l'a donc rattrapé par le bras, mais l'adolescent continuant sa marche, le policier a fini par sortir sa matraque.

Quelques insultes de la part du policier ont fusé au passage tandis que les passants tentaient de faire remarquer au policier que l'adolescent n'avait pas commis une infraction majeure. On entend ainsi distinctement: «C'est un enfant, êtes-vous sérieux?!». Certains ont donc continué à filmer tout en encourageant l'adolescent à ne plus résister.   

Celui-ci est resté un temps prostré, la tête entre les mains. Le policier a par la suite appelé du renfort. Quatre autres policiers sont alors intervenus et ont maintenu le jeune homme au sol. D'autres policiers ont formé un cordon de sécurité. L'adolescent a ensuite été menotté et mené à une voiture de police. On entend encore les passants crier: «Tout cela pour un enfant? il n'a rien fait de mal!».

Au final, pour arrêter le jeune garçon pour une infraction mineure, il aura fallu neuf policiers.Et beaucoup de brutalité.

Les Etats-Unis connaissent depuis quelque temps un débat national sur les violences policières après plusieurs cas où des Afro-américains ont été abattus par des policiers blancs. Cet été, l'affaire Sandra Bland avait ainsi secoué le pays. 

En savoir plus: Etats-Unis, tensions raciales autour de la mort suspecte d'une jeune femme noire en prison

Selon les statistiques officielles, 385 personnes ont été abattues par balle rien que durant les cinq premiers mois de l'année 2015. Soit plus de deux par jour. Parmi les victimes non armées, les deux tiers sont des Noirs ou des Hispaniques. Sur les 385 cas, seuls trois ont mené à des poursuites.