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Pékin sanctionne les Etats-Unis après l'adoption d'une résolution controversée sur Hong-Kong

Le gouvernement chinois vient d'annoncer une série de mesures de rétorsion contre la marine américaine et plusieurs ONG. Cette décision intervient après l'adoption d'une résolution sur Hong Kong, assimilée par la Chine à une tentative d'ingérence.

Le ton monte entre la Chine et les Etats-Unis. Ce 27 novembre, le président américain Donald Trump a promulgué une résolution menaçant de suspendre le statut économique spécial de Hong Kong si Pékin ne respectait pas les droits fondamentaux des manifestants. Malgré l'assurance de son «respect pour le président Xi, la Chine, et le peuple de Hong Kong», la décision de Donald Trump a provoqué la colère de Pékin, qui a qualifié le texte d'«abomination absolue» et l'assimile à une tentative d'ingérence. En réponse à Washington, la Chine a annoncé ce 1er décembre l'adoption d'une série de mesures de rétorsion.

Pékin interdit l'accès au port de Hong Kong aux navires de guerre américains

Parmi ces mesures, figure notamment l'interdiction aux navires de guerre américains de stationner dans la rade de Hong Kong. La Chine autorisait jusqu'alors la marine des Etats-Unis à mouiller dans le port afin de permettre à son personnel de se reposer dans la ville.

La dernière de ces visites a eu lieu en avril 2019, soit deux mois avant le début des manifestations à Hong Kong. En août 2019, les autorités chinoises ont refoulé deux navires de guerre américains.

Pékin prévoit par ailleurs d'«imposer des sanctions aux ONG qui se sont mal comportées» à Hong Kong, selon Hua Chunying, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Parmi les ONG sanctionnées, on trouve notamment la National Endowment for Democracy (NED). La National Endowment for Democracy est accusée par ses détracteurs d'être un outil de l'ingérence américaine. Elle a notamment été critiquée pour son soutien aux révolutions de couleurs en Europe de l'Est, ainsi qu'à des mouvements d'opposition en Chine, en Russie, au Nicaragua, à Cuba ou au Venezuela. Certains de ses détracteurs, à l'image du journaliste américain William Blum, accusent en outre la NED de constituer une vitrine de la CIA.

Financée par de riches donateurs, pour la plupart américains, Human Rights Watch (HRW) figure également sur la liste des organisations sanctionnées par Pékin, de même que l'organisation Freedom House, organisation se présentant comme défendant la démocratie, financée en partie par le gouvernement américain .

Hua Chunying a accusé ces organisations d'avoir «fortement instigué des activités criminelles extrêmement violentes [à Hong Kong]».

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