Ukraine : négociations à Berlin pour une résolution de crise avant l'hiver

Les ministres des Affaires étrangères : Laurent Fabius (France - G), Pavlo Klimkin (Ukraine - 2e G), Frank-Walter Steinmeier (Allemagne - 2e D) et Serguei Lavrov (Russie - D)© RIA Novosti
Les ministres des Affaires étrangères : Laurent Fabius (France - G), Pavlo Klimkin (Ukraine - 2e G), Frank-Walter Steinmeier (Allemagne - 2e D) et Serguei Lavrov (Russie - D)

La France, l’Allemagne, la Russie et l’Ukraine se sont mis d’accord pour accélérer les négociations de paix entre Kiev et les rebelles de l’Est du pays. L’objectif : parvenir à un accord de paix avant l’hiver.

Le désarmement et les aides humanitaires étaient au programme des négociations, à Berlin, samedi 12 septembre. Une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères des quatre pays impliqués dans le processus de paix en Ukraine et qui a laissé les protagonistes satisfaits. Le respect relatif du cessez-le-feu, notamment, a été salué par les parties : «nous voudrions tout d’abord montrer notre satisfaction face au maintien du cessez-le-feu», a annoncé le chef de la diplomatie russe Serguei Lavrov, soulignant que «des cas isolés de violation du régime avaient eu lieu, mais qu’en général, notre évaluation est positive».

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Côté allemand, le ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a parlé de «progrès significatifs» dans la résolution de la crise ukrainienne, indiquant que les négociations avaient pris un tour moins conflictuel. «Au vue de notre expérience des dernières semaines et des derniers mois, nous trouvons la situation encourageante», a précisé le ministre, arguant lui aussi des bienfaits du cessez-le-feu. «Cela donne un élan positif et nous motive à avancer dans l’application des accords de Minsk».

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S’il parle de «progrès tangible», Steinmeier a néanmoins souligné que des solutions à la situation humanitaire devaient être trouvées avant l’arrivée de l’hiver. Lavrov a notamment rappelé que les coupures d’accès à l’eau potable infligée par Kiev aux rebelles du Dombass constituaient une atteinte aux droits de l’Homme tels qu’ils sont définis par l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) et que ce problème devait être traité. Le ministre russe s’est également montré partisan d’un dialogue plus direct entre les belligérants : les autorités ukrainiennes et les rebelles.

Les quatre pays du sommet «Normandie» doivent de nouveau se réunir. À Minsk les 15 et 16 septembre et à Paris le 2 octobre. D’après Lavrov, la signature d’un nouveau traité est en cours de discussion et portera sur «tout les détails concernant le retrait des armes au calibre inférieur à 100mm», explique-t-il, indiquant qu’une telle procédure nécessitera «une vérification précise de l’OSCE». D’autres sujets qui doivent être évoqués dans les rencontres à venir, notamment les obstacles autour de la tenue des élections locales au Dombass. Dans un geste envers le processus de paix, le chef de la diplomatie ukrainienne Pavlo Klimkin, a affirmé que Kiev était prêt à rencontrer des représentants «légitimes»  de Donetsk et Lugansk, tout en précisant qu’il ne pouvait s’agir de représentants élus lors des «fausses» élections qui se sont tenues en 2014.

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