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Un hacker britannique de Daesh aurait été tué en Syrie par une attaque de drone

Ce britannique de 21 ans était soupçonnée d'être à la tête de la division de l’État Islamique (EI) chargée de mener des cyberattaques. Il aurait trouvé la mort en Syrie, lors d'une attaque de drones.

Il était né à Birmingham et il aurait perdu la vie à Raqqa, le fief de l'EI en Syrie, mardi 24 août. Junaid Hussain, qui était le leader de la «cyber division» de l'organisation terroriste, serait tombé sous une attaque de drone, devant sa maison, a rapporté l'agence de presse CSO Online. Hussain était à la tête de CyberCaliphate, une branche de Daesh dont les missions consistaient à réaliser des cyberattaques. D'après le Birmingham Mail, le jeune djihadiste était parti pour la Syrie à un moment indéterminé des deux dernières années.

L'homme disposait d'une certaine réputation en tant que pirate informatique. En 2012, il avait été condamné à six mois de prison pour avoir hacké un compte en ligne appartenant à l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair. Hussain était parvenu lors de l'attaque à mettre la main sur le répertoire téléphonique de l'ex chef du gouvernement. Il avait avoué avoir publié le contenu de ce répertoire en ligne, ainsi qu'avoir procédé à des calembours téléphoniques auprès de la hotline des services antiterroristes.

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Le capitaine du bateau pirate de Daesh

Le groupe CyberCaliphate, que Hussain était soupçonnée de diriger, procède à des actes de piratages. Il avait notamment rendu public ce qu'il affirmait être des données privées du personnel militaire américain, notamment les photos, les noms et les grades des personnes ciblées. Des données publiées sur le site internet de la division et sur les réseaux sociaux. En janvier 2015, les djihadistes de l'internet aurait aussi attaqué le compte Twitter du Pentagon, le siège de la Défense de Washington. Il n'est cependant pas certain que Hussain ait participé aux attaques.

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D'après des experts en cybersécurité, néanmoins, le Birminghamien n'aurait pas été capable de procéder à des cyberattaques de grandes ampleurs. «Il ne représentait pas une menace sérieuse. Il est était plus nuisible que dangereux», affirme Adam Meyers, vice-président de la société de cybersécurité CrowdStrike. «Il était impliqué dans le recrutement, la communication et d'autres missions auxiliaires qui ont fait de lui une cible». Une information confirmée du bout des lèvres par les États-Unis, très probablement impliqués dans l'attaque de drone, qui ont admis que Hussain avait récemment attiré l'attention des agences de défense, mais qu'il n'avait jamais atteint le podium des cibles des drones.

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Le groupe EI utilise massivement les réseaux sociaux pour répandre ses messages et recruter des combattants et des supporters à l'étranger. À la division CyberCalifate, des collectifs des hackers ont répondu en créant des cellules de cyberattaque pour confronter Daesh. Les collectifs Ghost Security, CtrlSec ou encore les célèbres Anonymous, se sont unis pour lutter contre les djihadistes.

RT est parvenu à parler avec un certain «Mikro», qui affirme représenter GhostSec et CtrlSec. «Nous avons fermé plus de 100 sites internet et suspendu plus de 55 000 compte Twitter», a expliqué l'homme cagoulé depuis Skype.