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Le nationaliste Bolsonaro élu président du Brésil

Le candidat du Parti social-libéral, le nationaliste Jair Bolsonaro, a été élu président du Brésil. D'après des résultats partiels officiels diffusés dans la soirée du 28 octobre, il a obtenu 56% de voix.

C'est officiel : le candidat du Parti social-libéral (PSL) Jair Bolsonaro, favori du second tour de l'élection présidentielle brésilienne, a été élu chef d'Etat ce 28 octobre, face au représentant du Parti des travailleurs Fernando Haddad. «Nous allons changer le destin du Brésil», a-t-il déclaré à l'issue de son élection.

Le candidat nationaliste est arrivé en tête avec 56% des voix, tandis que son adversaire a obtenu 43,30%, selon des résultats partiels officiels communiqués par le Tribunal supérieur électoral, après dépouillement de 88% des bulletins.

Cet ancien capitaine de l'armée prendra en janvier ses fonctions pour diriger un Brésil extrêmement polarisé à l'issue d'une campagne particulièrement tendue.

Le Brésil au-dessus de tout, Dieu au-dessus de tous

S'il a été accusé par ses adversaires d'être un «fasciste» ou de vouloir instaurer une dictature militaire, Jair Bolsonaro s'est défendu d'être une menace pour la démocratie, promettant d'être «esclave de la Constitution» et de gouverner «avec autorité, mais sans autoritarisme».

Jair Bolsonaro avait manqué de peu d'être élu dès le premier tour de l'élection présidentielle brésilienne, le 7 octobre, avec un score de plus de 46%. 

Avant le premier tour, le 6 septembre, il a frôlé la mort après avoir été victime d'une attaque au couteau lors d'un bain de foule. Hospitalisé trois semaines, il n'a pas pu reprendre sa campagne dans les rues ni participer aux débats télévisés, mais est resté très actif sur les réseaux sociaux, où il fait un tabac avec près de huit millions d'abonnés sur Facebook.

Conservateur, pro-armes, anti-corruption et pro-business

Nationaliste, conservateur, Jair Bolsonaro a fait campagne sur les thèmes de la corruption et de l'insécurité, deux fléaux majeurs au Brésil. Il préconise notamment de faciliter l'accès des «bons citoyens» aux armes à feu et une plus grande latitude aux forces de l'ordre dans leur répression du crime. Libéral sur le plan économique, il entend réduire la dette brésilienne de 20% au moyen de privatisations.

Sur les questions internationales, il a notamment tenu un discours offensif vis-à-vis du gouvernement vénézuélien et s'est déclaré favorable à un transfert de l'ambassade du Brésil en Israël à Jérusalem.  

Son slogan, durant la campagne, était : «Le Brésil au-dessus de tout, Dieu au-dessus de tous.»

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