Des recruteurs de Daesh escroqués par des femmes tchétchènes

Des recruteurs de Daesh escroqués par des femmes tchétchènes Source: Reuters
Un membre du groupe terroriste Daesh, à Raqqa en Syrie

Un représentant de l’organisation publique «police de conscience» estime que des jeunes filles ont trouvé un moyen de se venger des extrémistes qui recrutent des russes pour partir en Syrie et en Irak.

L’activiste Zaur Tsitsaev a déclaré dans une interview à LifeNews que des jeunes filles qui ont trouvé le moyen d’extorquer de grandes sommes d’argent aux combattants de Daesh, ne méritent pas d’être punies. Il a aussi ajouté que ces femmes, le plus possible, éviteront les problèmes avec la loi.

Il y a quelque temps que les messages sur les réseaux sociaux concernant des jeunes femmes promettant d’adhérer à l’organisation terroriste l’Etat islamique sont apparus. Après avoir promis de les rejoindre, les femmes leurs ont demandé de l’argent pour acheter un billet jusqu’en Syrie. Et après avoir reçu cet argent, elles ne répondaient plus à leurs messages, et ne partaient nulle part.

Zaur a avoué apprécier l’activité des jeunes habitantes de Tchétchénie. D’après lui, cela ne représente qu’un moyen de se venger des radicaux qui recrutent des habitants russes, en particulier dans cette république caucasienne.

«Premièrement, je ne suis pas sûr qu’elles puissent être accusées d’escroquerie. Et deuxièmement, il doit y avoir une requête de la partie lésée [des combattants de Daesh dans ce cas-là]», a noté l’expert. «Ceux qui ont transféré de l’argent aux femmes, doivent se rendre au bureau de police et déposer une plainte», a-t-il précisé. «Je ne suis pas juriste, mais la possibilité qu’elles soient punies est minime».

L’activiste a aussi souligné que parmi les arnaqueuses, il y a celles qui viennent non seulement du Caucase mais aussi de la partie centrale de la Russie. Entretemps, cette histoire sur les femmes qui extorquent de l’argent aux combattants aurait pu rester tue si les extrémistes eux-mêmes n’avaient pas commencé à signaler ces affairistes sur les réseaux sociaux.

«D’habitude, les recruteurs cherchent eux-mêmes leurs victimes. Ils ont l’embarras du choix pour cela, bien que nous travaillons avec acharnement pour les identifier, et faire fermer leurs profils via l’administration des réseaux sociaux, d’autres via des services judiciaires et chargés de l’ordre.

Ainsi, les jeunes filles n’ont même pas à chercher leurs victimes. Et comme on le voit, ce sont les terroristes eux-mêmes qui les contactent. Cependant, Zaur est persuadé que ces femmes échapperont à la vengeance de Daesh puisqu’elles utilisent des faux profils sur les réseaux sociaux, et l’argent reçu est transféré via un portemonnaie électronique.

 

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