Fusillade dans un cinéma en Louisiane : 3 morts dont le tireur, frustration pour Obama

Le dispositif de police devant le cinéma de Lafayette (Louisiane) où la fusillade a eu lieu© Lee Celano Source: Reuters
Le dispositif de police devant le cinéma de Lafayette (Louisiane) où la fusillade a eu lieu

Trois personnes ont été tuées et sept autres blessées après qu'un homme a ouvert le feu dans une salle de cinéma à Lafayette (Louisiane). Le suspect fait partie des victimes puisqu’il s’est suicidé. Barack Obama a exprimé sa «profonde frustration».

La police de Lafayette (Louisiane) a été informée de la fusillade, qui a fait «plusieurs victimes» autour de 19h30 heure locale. Plusieurs équipes de police ont été déployés sur la scène et ont encerclé la zone.

Selon des témoins l'homme a ouvert le feu environ 20 minutes après le début du film «Train», qui était projeté au Grand Théâtre de Lafayette.

Une fois dans le bâtiment, la police a constaté que «le tirreur était mort», a déclaré aux journalistes le chef de la police de Lafayette, Jim Craft.

La situation au théâtre a été «mise sous controle», at-il ajouté.

Une équipe de déminage a également été déployée sur les lieux après que la police ait identifié la voiture du suspect avec, à son bord «des objets suspects».

La zone environnante a été évacuée et des témoins ont déclaré la présence d'un robot de déminage.

L'identité du tireur, qui a agi seul, n'a pour le moment pas été révélée officiellement, mais le chef de la police affirme que le tireur serait un homme blanc âgé d'une cinquantaine d'années.

«Il ne disait rien. Je ne l'ai pas entendu crier soit» a déclaré un témoin à «The Advertiser», décrivant le tireur comme «un homme blanc âgé».

Le tireur a finalement retourné l'arme contre lui-même, avant que les autorités ne réussissent à l'approcher.

Pendant ce temps, un ambulancier a confirmé à l'Associated Press que 8 personnes avaient été blessées par arme à feu au total et avaient été transportées à l'hôpital.

Parmi les victimes, 2 ont été déclarées mortes à leur arrivée à l'hôpital, dont le tirreur. Une troisième victime, dans un état critique, est décédée un peu plus tard.

Le Gouverneur de la Louisiane, Bobby Jindal a déclaré avoir été en contact avec la police locale et est partit pour Lafayette afin de superviser l'enquête.

Dans un communiqué, Bobby Jindal a déclaré que tout était mis en oeuvre pour apporter l'assistance nécessaire aux victimes et faire la lumière sur cette enquète.

La frustration de Barack Obama

Le président américain Barack Obama a exprimé sa «grande frustration» face à l'absence d'avancées sur le contrôle des armes aux Etats-Unis, dans une interview diffusée dans la nuit de jeudi à vendredi par la BBC.

Dans l'entretien accordé à la chaîne publique britannique, Barack Obama a estimé que son pays était «la seule nation développée sur Terre dans laquelle nous n'avons pas suffisamment de loi sensées de contrôle des armes».

Le président américain a fait une comparaison entre le nombre de victimes du terrorisme le 11 septembre  2001 avec celui, beaucoup plus élevé, de victimes des armes à feu dans le pays.

«L'incapacité à résoudre ce problème est pour nous très éprouvant» a-t-il déclaré, avant d'ajouter qu'il ne «comptait pas lâcher prise» durant les 18 mois qui restent avant la fin de son mandat présidentiel.

Un triste enchaînement

Il y a 3 ans, le 20 Juillet 2012, une autre fusillade avait eu lieu à Aurora (Colorado) lors de la projection du film «Batman : The Dark Knight Rises».

Le tireur avait déclenché des grenades lacrymogènes et tiré sur le public au hasard avec plusieurs armes à feu, tuant 12 personnes et en blessant 70 autres lors d'une projection de la projection de minuit.

Le suspect, James Eagan Holmes, a été arrêté quelques minutes plus tard dans sa voiture qui stationnait à l'extérieur du cinéma.

Lors de son procès qui a débuté le 27 Avril 2015, l'homme avait avoué la fusillade, mais avait plaidé non coupable pour cause de folie.

Les procureurs évalue actuellement pour lui la possibilité d'une condamnation à la peine de mort.

Le 14 décembre 2012, un jeune homme de 20 ans, apparemment perturbé, tuait 26 personnes, dont 20 enfants de classe de CP, dans l'école de Sandy Hook à Newtown (Connecticut, nord-est des Etats-Unis).

Peinant à retenir ses larmes, M. Obama avait appelé le Congrès à légiférer pour durcir l'accès aux armes à feu.

A peine quatre mois plus tard pourtant, le Congrès sonnait le glas d'une réforme. Barack Obama dénonçait alors «un jour de honte pour Washington», pointant du doigt le lobby des armes, la puissante NRA (National Rifle Association), qui martèle son droit de posséder des armes que lui garantit le second amendement de la constitution américaine.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Enquêtes spéciales