Poutine accepte le possible déploiement de Casques bleus hors de la ligne de démarcation en Ukraine

Poutine accepte le possible déploiement de Casques bleus hors de la ligne de démarcation en Ukraine© Thomas Mukoya Source: Reuters
Des Casques bleus en mission à RDC (photographie d'illustration)

A l'issue d'un entretien téléphonique avec Angela Merkel, le président russe a accepté d'amender la proposition russe concernant le possible envoi d'une mission de maintien de la paix de l’ONU dans l’est de l’Ukraine.

La chancelière allemande a salué le projet de résolution russe visant à déployer des Casques bleus dans la région du Donbass, dans l’est de l’Ukraine, d’après le porte-parole du gouvernement allemand Steffen Seibert. «Elle a néanmoins noté que certaines modifications devaient être apportées au mandat [de cette mission de maintien de la paix]», a déclaré le porte-parole, à la suite d'une conversation téléphonique entre Angela Merkel et le président russe le 11 septembre.  

«[Vladimir Poutine] s’est déclaré prêt à modifier les fonctions de la mission de l’ONU proposées par le projet russe de résolution au Conseil de sécurité», selon un communiqué publié par le service de presse du Kremlin le même jour. Moscou précise cependant qu’il ne s’agit pas de changements radicaux : d’après les termes négociés entre les chefs d’Etat russe et allemand, les Casques bleus devraient être capables d’assurer la protection de la mission de l’OSCE «pas seulement sur la ligne de démarcation [entre les parties belligérantes dans l’est de l’Ukraine], après la cessation des affrontements, mais également dans d’autres zones où l’OSCE effectue des voyages d’inspection».

Cela représente une évolution de la proposition russe, remise le 5 septembre au président du Conseil de sécurité de l’ONU, qui prévoyait que le rôle des Casques bleus serait de protéger la mission d’observation de l’OSCE sur la ligne de démarcation entre les belligérants.

Le conflit entre l’armée ukrainienne et les milices des régions ukrainiennes de Donetsk et Lougansk, qui ne reconnaissent pas le gouvernement issu d'un coup d'Etat en 2014, a fait plus de 10 000 morts. Quelque 600 observateurs de l'OSCE sont chargés de contrôler le respect du cessez-le-feu, que les deux parties s'accusent mutuellement de violer.

Lire aussi : Le représentant russe auprès de l'ONU sur les casques bleus en Ukraine : «Jamais rien de concret de la part de Kiev»

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