International

«Infernal !» Les Bruxellois ne supportent plus les travaux incessants de l'UE dans leur ville

Nombre d'habitants de Bruxelles viennent de passer un été supplémentaire dans les bouchons en raison des travaux réalisés par l'Union européenne. Entre le trafic routier infernal et les dépenses somptuaires, des riverains étouffent.

Les habitants de la capitale belge cohabitent avec les différents bâtiments de l'Union européenne (UE) depuis les années 1960. A Bruxelles, on trouve le siège de la Commission européenne, le Parlement européen, le Conseil de l'Union européenne, ainsi que le Comité économique et social européen. En tout, il s'agit de plusieurs dizaines de bâtiments ; autant de sièges qui doivent régulièrement être réaménagés, voire totalement reconstruits.

C'en est assez pour nombre de Bruxellois : au micro de RT, des riverains ont confié leur agacement vis-à-vis de ces travaux qui semblent ne jamais finir et coûter bien cher. 

500 millions d'euros et encore plus de bouchons

Archétype de ces travaux, les locaux du Parlement européen, âgés de seulement 25 ans, vont devoir être refaits entièrement. Cette rénovation, qui fait partie d'une série de travaux dont le coût s'élève à 500 millions d'euros, a été jugée nécessaire en raison de la non-conformité de la façade en verre avec les nouvelles régulations européennes sur la sécurité. La construction de ce bâtiment avait déjà coûté un milliard d'euros.

De plus, alors que les habitants de la capitale belge auraient pu espérer circuler librement dans leur ville au cours de l'été, profitant des vacances des autres pour ne pas passer des heures dans les embouteillages, ils se sont retrouvés englués dans un trafic monstre résultant des travaux concernant les bâtiments de l'UE.

«C'est la période à laquelle ils se décident pour faire tous les travaux, donc en fait, ça créé encore plus de bouchons qu'au quotidien», a ainsi confié à RT une Bruxelloise excédée. «Ça devient infernal !», s'exclame un chauffeur privé de 28 ans, soulignant que pour une grande ville comme Bruxelles, il devenait de plus en plus dur de se déplacer.

Certains politiques européens, également, ont commenté cette situation. William Dartmouth, élu britannique du parti anti-Union européenne UKIP, a ainsi estimé que les pays du sud de l'Europe seraient «bien peu enthousiastes» de savoir que l'UE dépense tant d'argent pour entretenir ses locaux. «Ils sont plus intéressés par l'idée de construire leur super-Etat européen que par le bien-être des Etats membres», a-t-il précisé, en évoquant les instances européennes.

Lire aussi : La Pologne et la Hongrie vent debout contre la nouvelle jurisprudence européenne sur les migrants