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Elor Azaria, le soldat ayant achevé un palestinien, entre en prison escorté par ses soutiens

Condamné à 18 mois de prison pour avoir achevé d'une balle dans la tête un assaillant palestinien blessé au sol, le soldat franco-israélien Elor Azaria est entré en centre de détention militaire sous les applaudissements.

Le soldat franco-israélien Elor Azaria a débuté sa peine le 9 août dans le centre de détention militaire de Rishon Letsion, en Israël. Le 30 juillet, la cour d'appel a rejeté le recours déposé par jeune homme de 21 ans condamné à 18 mois de prison pour avoir achevé d'une balle dans la tête, le 24 mars 2016 à Hébron, un palestinien nommé Abdel Fattah al-Sharif qui venait d'être blessé lors d'un tir de riposte et était étendu au sol. Le soldat a justifié son geste en expliquant que le palestinien blessé, qui venait d'attaquer son groupe au couteau, pouvait avoir dissimilé une ceinture d'explosifs sous ses vêtements. La diffusion de la vidéo de la scène et le procès qui s'en est suivi ont déclenché une vive émotion dans le monde et entraîné un profond débat en Israël. Ses soutiens étaient venus en nombre pour l'accueillir. 

Le soldat a fait le trajet de sa caserne à la base de Tzrifin, près de Rishon Letsion, en voiture, accompagné de ses proches eux aussi en voiture et arborant le drapeau israélien. 

De nombreuses journalistes ainsi que des soutiens du jeune homme étaient présents pour son arrivée en prison qui a été diffusée en direct à la télévision. 

Le soldat franco-israélien, qui a agi dans le cadre de son service militaire, n'a pas exprimé de remords pour son acte. «Au bout du compte, je rentre en prison la tête haute», avait-il ainsi déclaré dans une vidéo devenue virale, une semaine avant son incarcération. Il a néanmoins affirmé qu'il n'aurait pas tiré sur l'homme s'il avait su qu'il ne portait pas de bombe. De nombreuses personnalités politiques israéliennes, souvent de droite, lui ont exprimé leur soutien, dont le premier ministre Benjamin Netanyahu, qui avait pourtant initialement approuvé la décision de l'état-major de le poursuivre. 

Le franco-israélien a formulé une demande, qui doit encore être examinée, de commuer sa peine en travail d'intérêt général, pour pouvoir, selon lui, «reconstruire [sa] vie et la vie de [sa] famille, et recoller les morceaux».

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