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L'Iran promet des contre-mesures «intelligentes» et «proportionnées» face aux sanctions américaines

Téhéran ne restera pas sans réponse face aux Etats-Unis dont le président Trump a autorisé de nouvelles sanctions contre la République Islamique. L'Iran juge que ces mesures «arrogantes» violent l'accord sur le nucléaire iranien signé en 2015.

L'Iran a promis de mettre en place des contre-mesures à l'encontre de Washington, après la signature le 2 août par le président américain Donald Trump de la loi autorisant de nouvelles sanctions contre la République Islamique iranienne, la Russie et la Corée du Nord.

«De notre point de vue, l'accord sur le nucléaire a été violé et une réponse appropriée et proportionnée est nécessaire» a déclaré le vice-ministre des Affaires Etrangères Abbas Araqchi, cité par l'agence de presse iranienne ISNA le 2 août. 

Téhéran juge ces sanctions comme violant des termes de l'accord sur le nucléaire iranien, le «Joint Comprehensive Plan of Action» (JCPOA) signé avec les pays du «P 5+1» (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) en 2015.

Selon les termes de l'accord en question, signé par l'administration Obama, Téhéran acceptait, en échange de la levée des sanctions internationales, de réduire de deux tiers le nombre de ses centrifugeuses d'enrichissement d'uranium.

L'Iran s'était aussi engagé à plafonner son enrichissement d'uranium à un niveau inférieur à celui qui est nécessaire pour la fabrication d'armes, à réduire ses réserves d'uranium enrichi de 98% en 15 ans ou encore à permettre la venue d'inspecteurs internationaux.

Avant que Donald Trump ne donne son aval aux nouvelles sanctions, le conseil suprême national de sécurité iranien avait déjà promis des contre-mesures.

«Un ensemble de mesures de représailles dans les secteurs législatif, nucléaire, économique, politique, de défense et militaire a été conclu [...] et sera mis en place d'une manière coordonnée» avait affirmé le 2 août Ali Shamkhani, secrétaire de l'institution iranienne, qui dénonçait aussi «l'arrogance des politiques américaines», d'après ISNA. 

Le 1er août, le président du Parlement iranien Ali Larijani annonçait que Téhéran avait déposé une plainte, à la suite des sanctions américaines, auprès de la commission internationale qui supervise le respect de l'accord JCPOA signé en 2015. 

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