Manque de transparence ? Assange reproche à Macron de ne pas s'en prendre frontalement à lui

Manque de transparence ? Assange reproche à Macron de ne pas s'en prendre frontalement à lui© Peter Nicholls Source: Reuters
Julian Assange au balcon de l'ambassade d'Equateur à Londres en mai 2017.

Le fondateur de WikiLeaks a estimé que le président français n'assumait pas clairement ses intentions à son égard. Selon Julian Assange, Emmanuel Macron rêverait de l'incarcérer, depuis que son site a divulgué des milliers de mails d'En Marche!.

Julian Assange, qui a encore fait parler de lui récemment en diffusant fin juillet sur WikiLeaks 21 075 mails authentifiés de l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron, a publié deux tweets en français, dans lesquels il interpelle et critique le chef d'Etat. 

«Macron veut-il mon arrestation ? Laissez-le assumer et dire, plutôt que de passer par un non-parti et ses Procureurs», a tweeté le 2 août le lancer d'alerte.

Le fondateur de WikiLeaks fait ici référence au communiqué de presse publié le 31 juillet par La République en marche (LREM), dans lequel le parti annonce qu'il va saisir le procureur de la République en réaction à la deuxième vague de diffusion de courriels par le site pro-transparence.

Visiblement remonté contre le président français, Julian Assange a également dénoncé dans un tweet la violation de la séparation des pouvoirs et l'atteinte à la liberté de la presse perpétrées selon lui par Emmanuel Macron. En cause notamment, peut-on le penser : la plainte déposée par le parti de la majorité présidentielle contre le site d'information LaLettre A, le 11 mai dernier, pour avoir utilisé dans des articles le contenu des premières fuites de WikiLeaks sur En Marche!.

Dans son communiqué du 31 juillet, le parti a de nouveau appelé à la vigilance sur le contenu de ces fuites, qui comportent selon lui de «nombreux faux s'ajoutant aux documents authentiques relevant du fonctionnement interne du mouvement».

Le 5 mai, peu avant le second tour de la présidentielle, WikiLeaks avait publié 71 848 courriels présentés comme étant issus du piratage des boîtes mail de l'équipe de campagne d'En Marche!. Le mouvement d'Emmanuel Macron avait alors dénoncé la présence de nombreux faux dans les documents tandis que le président François Hollande avait annoncé de son côté que des «procédures» allaient «entrer en vigueur». 

Le 31 juillet, le site a récidivé en diffusant 21 075 courriels de l'équipe de campagne, cette fois-ci annoncé comme formellement authentifiés, le tout accompagné d'un moteur de recherche permettant d'analyser plus facilement le contenu de ces fuites. Selon LREM, ces courriels seraient les mêmes que ceux publiés précédemment.

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