A Varsovie, Donald Trump menace la Corée du Nord et accuse Moscou de déstabiliser la région

A Varsovie, Donald Trump menace la Corée du Nord et accuse Moscou de déstabiliser la région© Andrzej Duda Source: Reuters
Donald Trump et Andrzej Duda à Varsovie

En visite officielle en Pologne, où 900 soldats américains sont déployés face à la supposée menace russe, le président américain Donald Trump et son homologue polonais sont revenus sur les questions de l'OTAN, de la Corée du Nord ou de la Russie.

Le président américain a déclaré le 6 juillet à Varsovie, où il est en déplacement officiel, que la Russie avait un comportement «déstabilisateur» et que les Etats-Unis et leurs alliés travaillaient à contrer les actions de Moscou. Des propos tenus au cours d'un long discours présenté par son entourage comme le temps fort de l'étape polonaise de sa tournée européenne, et censé illustrer sa vision de la relation transatlantique.

Par la voix de Dmitri Peskov, porte-parole de Vladimir Poutine cité par Reuters, le Kremlin a démenti représenter un facteur de déstabilisation pour la région. Il a ajouté que Moscou regrettait le manque de compréhension entre la Russie et les Etats-Unis. «Voilà pourquoi nous attendons la première rencontre entre les deux présidents» qui doit avoir lieu lors du G20 à Hambourg, a conclu Dmitri Peskov.

Le président polonais Andrzej Duda a pour sa part exprimé sa crainte de la «menace russe», en référence à des exercices militaires conjoints entre Moscou et Minsk qui doivent se tenir en septembre 2017 sur la péninsule de Kula.

Démentant toute intention belliqueuse, à maintes reprises, le Kremlin a déploré l'important déploiement de troupes de l'OTAN en Europe de l'Est, ainsi que les nombreux exercices militaires qui se sont multipliés ces derniers mois dans les pays baltes, aux frontières de la Russie.

900 soldats américains intégrés à un contingent de l'Alliance atlantique sont d'ailleurs stationnés actuellement en Pologne dans le cadre d'un déploiement censé contrer une prétendue menace russe.

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Répondant à une question d'une journaliste sur un autre sujet, Donald Trump a déclaré que la Russie avait pu s'immiscer dans l'élection américaine en 2016, tout en ajoutant qu'il pouvait tout autant s'agir d'autres pays. «Personne ne peut en être sûr», a-t-il ajouté.

Fermeté sur la Corée du Nord

La Corée du Nord doit subir les «conséquences [de] son très mauvais comportement» a par ailleurs déclaré Donald Trump sans donner plus de détails. Un ton très ferme alors que la République populaire de Corée du Nord (RPCN) a procédé le 4 juillet au tir d'un missile balistique susceptible d'atteindre les côtes de l'Alaska. 

«J'appelle toutes les nations à affronter cette menace globale et à montrer publiquement à la Corée du Nord qu'il y a des conséquences de son très, très mauvais comportement», a-t-il affirmé. Washington pense à des mesures «très sévères», a ajouté le président américain, précisant aussitôt que cela ne signifiait pas nécessairement que les Etats-Unis en adopteraient. «Je ne trace pas de ligne rouge», a-t-il ajouté. 

Donald Trump a rencontré les dirigeants de douze pays d'Europe centrale et orientale, rassemblés à Varsovie pour un sommet de l'Initiative des Trois mers, une association régionale d'Etat membres de l'UE, créée en août 2016 lors du Forum international de Dubrovnik (Croatie). Ce forum de coopération rassemble des Etats répartis sur une région comprise entre les rives de la Baltique, de la mer Noire et de l'Adriatique.

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