International

Bientôt un «front international» anti-Uber ?

Des organisations de taxis mexicaines et espagnoles ont lancé lundi un «front international» pour faire face aux sociétés Uber et Cabify et leurs services de transports accessibles grâce aux applications pour smartphone.

Daniel Medina, de la centrale Taxistas Organisados de Ciudad de Mexico, a expliqué lors d'une conférence de presse que le Mexique lançait «conjointement» avec d'autres pays, «un front international contre l'opération illégale de certaines entreprises comme Uber(...), qui mettent en danger le secteur du taxi». «Sur ce front, nous nous associons avec l'Espagne, la France et le Brésil» a-t-il déclaré.

Selon Miguel Chacon, responsable de l'organisation Elite Taxi, le 29 juillet prochain une manifestation en soutien aux chauffeurs de taxis mexicains qui demandent l'interdiction d'Uber et Cabify se déroulera devant l'ambassade du Mexique à Madrid.

L'homme a expliqué lors d'une téléconférence depuis la capitale espagnole que l'entreprise Uber détruisait «totalement l'économie sociale dans laquelle nous vivons». Selon Miguel Chacon, les services d'Uber sont payés «au noir» autant que ses chauffeurs. 

Toutefois, les responsables de ces organisations de taxis n'ont pas donné plus de détails sur les actions qu'ils envisageaient de réaliser conjointement. 

Comme en Europe, en Amérique Latine, les chauffeurs de taxis mènent une guerre sans pitié au géant américain du transport de personnes. Au Mexique, au Brésil et en Colombie, les trois principaux marchés d'Uber en Amérique latine, des chauffeurs utilisant les applications pour smartphone ont  été pourchassés et agressés lors de manifestations très violentes.  

En France, le 3 juillet, Uber a annoncé la suspension de son service UberPOP dans l'attente d'une décision du Conseil constitutionnel d'ici fin septembre. Deux dirigeants d'Uber ont par ailleurs été renvoyés en correctionnelle.

Les chauffeurs de taxis dénoncent la concurrence déloyale des sociétés tels que Uber ou Cabify qui encouragent de simples particuliers à s'improviser chauffeurs, uniquement via de simples applications pour smartphone, sans pour cela s'acquitter d'une licence obligatoire et onéreuse que doivent posséder les chauffeurs de taxi pour exercer leur activité.