«Durant mon récent voyage au Moyen-Orient, j’ai déclaré qu’il ne pouvait plus y avoir de financement de l’idéologie radicale. Les dirigeants ont pointé du doigt le Qatar – regardez !», a tweeté Donald Trump le 6 juin, se réjouissant que sa rencontre avec le roi d'Arabie saoudite et les représentants de 50 autres Etats paye déjà.
«Tous les éléments [dans le financement de l’extrémisme religieux] pointent vers le Qatar», a-t-il poursuivi dans une série de messages. Précisant que les pays du Golfe avaient promis une ligne dure contre le financement de l'extrémisme, il a espéré que l'isolement du petit émirat soit «le début de la fin de l'horreur du terrorisme».
Le président des Etats-Unis s'exprimait sur la décision de l’Arabie saoudite et de quatre de ses alliés (l’Egypte, les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Yémen) de rompre leurs relations avec le Qatar, annoncée le 5 juin. Les cinq pays accusent le petit émirat de soutenir des groupes terroristes comme Daesh, al-Qaïda ou encore les Frères musulmans.
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Une explication partagée par l'Iran
De hauts responsables iraniens avaient déjà fait savoir que la crise diplomatique entre le Qatar et certains membres de la Ligue arabe, était selon eux liée à la tournée opérée par Donald Trump au Moyen-Orient, fin mai.
«Ce qui arrive est la première conséquence de la danse de l'épée», avait tweeté le chef adjoint d'état-major du président iranien, Hamid Aboutalebi, le 5 juin, en référence à une cérémonie traditionnelle saoudienne à laquelle avait participé le dirigeant américain durant sa visite en Arabie saoudite.
Président du comité sur la sécurité nationale et la politique étrangère du parlement iranien, Alaeddin Boroujerdi avait quant à lui déclaré que les tensions entre les cinq pays arabes et le Qatar étaient «la première empreinte laissée par la visite du président américain Donald Trump dans la région», rapporte l'agence de presse iranienne IRNA.