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La «Flottille de la Liberté» se dirige vers Gaza pour rompre le blocus israélien

Une équipe internationale de militants à bord de quatre bateaux navigue vers la bande de Gaza afin de briser le blocus maritime d’Israël. Une tentative similaire il y a cinq ans avait terminé en bain de sang.

La soi-disant «Flottille de la Liberté III» est partie depuis différents ports de Grèce samedi. C’est la troisième tentative de rupture du blocus de la Palestine, qui dure déjà depuis plus de neuf ans, selon le communiqué de presse publié sur le site officiel de la mission.

«Nous sommes tout à fait déterminés à atteindre notre point de destination malgré les menaces [de Netanyahou] de nous arrêter», a écrit un législateur israélien Basel Ghattas sur sa page Facebook vendredi.

Ghattas est membre d’une équipe d’environ 70 personnes, dont l’ex-président tunisien Moncef Marzouki et la députée européenne espagnole Ana Maria Miranda Paza. Ce voyage est le résultat du «travail commun des campagnes réalisées en Espagne, en Suède, en Grèce, au Canada, en Italie, aux Etats-Unis et dans beaucoup d’autres pays», a dit le porte-parole de la Coalition de la Flottille de la Liberté» Loukas Stamellos lors d’une interview au site d’information Common Dreams.

«Pour le moment, nous naviguons sur le navire suèdois Marianne de Gothenburg qui se trouve à la tête de la flottille dans les eaux internationales de la mer Méditerranée. A bord il y a une équipe d’Al Jazeera, de New Zealand TV et un journaliste israélien Ohad Hemo ainsi que l’ex-président tunisien et un membre palestinien du parlement israélien», a dit samedi à RT une source sur un des navires en ajoutant qu’ils estiment arriver à Gaza lundi.

La semaine dernière, le vice-ministre israélien des Affaires étrangères Tzipi Hotovely a qualifié la flottille de «travail de provocateurs dont le but est de noircir le visage d’Israël». Elle a ajouté que le ministère travaillait «nuit et jour sur des recours diplomatiques» pour ne pas laisser passer la flottille dans les eaux israéliennes.

ercredi, le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a dit que selon lui, «une flottille a elle seule ne résoudra pas la situation difficile à Gaza» mais a encore une fois demandé à l’Etat hébreu de «lever le blocus tout en tenant compte des inquiétudes sécuritaires légitimes d’Israël».

Le blocus de la Gaza a été instauré en 2006 à la suite de la capture d’un soldat israélien par Hamas et est devenu encore plus strict un an après quand ce même Hamas a pris le contrôle de tout le territoire.

Avant mai 2010, un certain nombre de navires a réussi à atteindre Gaza, mais la première «Flottille de la Liberté» a débouché sur une tragédie quand 10 militants turcs ont été tué par des militaires israéliens. Depuis cet incident, toutes les tentatives d’atteindre le territoire isolé ont échoué, mais au moins n’ont pas fini en tuerie.

L’été dernier, l’opération israélienne «Bordure protectrice» a duré 50 jours a tué 2 200 Palestiniens, dont la plupart des civils, alors que 73 Israéliens ont perdu leurs vies. L’opération a aussi laissé 100 000 habitants de Gaza sans domicile.