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Carnet de chasse de la NSA : les écoutes les plus scandaleuses

L’Agence de sécurité nationale (NSA) est bien connue pour espionner les chefs d'état et les hauts fonctionnaires. Des révélations ont provoqué des scandales de niveau mondial à plusieurs reprises. RT revient sur les cinq cas les plus médiatisés.

La NSA contre les présidents français

Wikileaks a révélé que la NSA avait surveillé les trois présidents français, François Hollande, Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac, ainsi que des ministres, des hauts fonctionnaires, des parlementaires et des diplomates. Les documents divulgués par le site lanceur d’alerte témoignent d'écoutes directes ou indirectes des trois chefs d’état au cours des dix dernières années. Les Etats-Unis espionnaient également des conversations au sein du gouvernement.

La NSA contre le Brésil

Une raison majeure de la détérioration des relations entre le Brésil et les Etats-Unis furent les révélation en 2013 du lanceur d’alerte Edward Snowden sur l'espionnage des appels téléphoniques et courriers électroniques de la présidente Dilma Roussef ainsi que de ceux de ses conseillers par la NSA. Après ces révélations, Dilma Rousseff a annulé sa visite aux Etats-Unis prévue pour le 23 octobre. Cette visite était censée être la première d'un tel niveau d'importance depuis 1995. La Maison Blanche avait déclaré que cette décision avait été prise bilatéralement  par les deux présidents.

La NSA contre le G8 et le G20

L’Agence a été accusée d’avoir écouté les chefs des délégations des sommets du G20 et du G8 au Canada en 2010 et du sommet du G20 à Londres en 2009. La NSA aurait surveillé des participants des sommets au Canada à l’aide du Centre de la sécurité des télécommunications du Canada qui coopérait avec l’ambassade américaine à Ottawa. Le gouvernement canadien a refusé de commenter la situation. «Nous ne donnons pas de commentaires sur les question liées à la sécurité nationale», a déclaré le représentant du Premier ministre canadien à l’époque, Jason McDonald. Ces révélations sont apparues grâce aux documents divulgués par le lanceur d’alerte Edward Snowden.

La NSA contre Angela Merkel

En octobre 2013, il s’est avéré que la NSA avait espioné le téléphone portable et l’appareil crypté officiel de la chancelière allemande Angela Merkel depuis 2002. Le renseignement américain pouvait enregistrer ces conversations ainsi que consulter les messages d’Angela Merkel. Selon le journal allemand Bild, ces données étaient transmises à la Maison Blanche. Mais l’administration du président américain et la NSA ont démenti ces informations. Il y a un an, l’Allemagne avait procédé à une enquête concernant la mise sur écoute d'Angela Merkel. Cependant, en juin 2015 le parquet allemand a classé l’enquête sans suite faute de preuves suffisantes.

La NSA contre l’OSCE

Selon les documents dissimulés par Edward Snowden, la NSA a mis sur écoute l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) afin d'intercepter des informations concernant le contrôle de l'armements et la vente d’armes. La Maison Blanche a autorisé cette surveillance. Selon le journal autrichien Die Presse, la NSA travaillait en collaboration avec le renseignement autrichien (le bureau de l’OSCE se trouve à Vienne) et partageait les informations collectées avec ce dernier.