Immigration: solidarité contre responsabilité, dit Cazeneuve

Des policiers français à la frontière franco-italienne de Saint-Ludovic© Jean-Pierre Amet Source: Reuters
Des policiers français à la frontière franco-italienne de Saint-Ludovic

Alors qu'une crise migratoire secoue les relations diplomatiques entre la France et l'Italie depuis quelques jours, les ministres européens de l'Intérieur n'ont pas trouvé de solution pour répartir les migrants à l'échelle du continent.

«Nous sommes en faveur de la solidarité, mais pas de solidarité sans responsabilité»  a déclaré le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, au cours d'un point de presse avec le ministre allemand, Thomas de Maizière. Ces derniers ont rencontré ce matin leur homologue italien Angelino Alfano, pour tenter de dénouer la crise diplomatique de Vintimille.

La France a ainsi demandé mardi à l'Italie de mettre en place un dispositif de sélection des migrants arrivés sur son territoire si elle veut pouvoir bénéficier de la solidarité de ses partenaires européens avec notamment la prise en charge d'un certain nombre des demandeurs d'asile, présents sur son sol.

Il s'agirait de créer des «hot-spot», des centres d'accueil, où les autorités européennes opérerait un tri entre les migrants économiques, qui seraient immédiatement refoulés, et les réfugiés politiques en mesure de demander l'asile, qui seraient eux dispatchés au sein des pays de l'UE.

Depuis plusieurs jours des tensions existent entre la France et l'Italie au sujet des migrants campant à la frontière franco-italienne de Vintimille, la France refoulant systématiquement ces derniers en Italie comme le prévoit la Convention de Dublin.

En savoir plus: Immigration : l'Europe passe à table 

Le ministre de l'Intérieur italien, qui avait déclaré lundi 15 juin que ce qui se passait à Vintimille était «un coup de poing à la face de l'Europe" ne s'est pas exprimé à l'issue de cette rencontre.

Faute d'accord entre les «28» pour l'aider à gérér ces flots de réfugiés, l'Italie a d'ores et déjà menacé d'utiliser un «Plan B [...] qui frapperait l'Europe en premier».

On est d'accord de ne pas être d'accord

Entretemps, les ministres européens ne sont pas parvenus à s’entendre sur un plan de répartition des demandeurs d’asile entre les 28 Etats-membres de l’UE.

«Il n’y a pas eu de point de vue commun», a déclaré le ministre letton de l’Intérieur Rihards Kozlovskis en se référant à l’idée d’un système de quotas pour 60 000 migrants.

Il a aussi déclaré que lors du sommet de la semaine prochaine, il y aurait encore une nouvelle tentative de trouver un accord sur la crise migratoire.

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