«Pire qu’une bombe nucléaire» : la rupture d'un barrage menace Mossoul à la veille d'une offensive

«Pire qu’une bombe nucléaire» : la rupture d'un barrage menace Mossoul à la veille d'une offensive© Ahmed Jadallah Source: Reuters
Barrage d'eau à Mossoul

D’après les dernières informations, le barrage qui garde près de onze milliards de mètres cubes d'eau menacent d'inonder Mossoul et ses 1,5 million d'habitants qui vivent dans la ville toujours contrôlée par les terroristes de Daesh.

Ces dernier temps, la gestion de l’eau potable est une des questions cruciales pour Mossoul, la ville contrôlée par les djihadistes. Selon les données officielles, environ 500 000 civils sont touchés par une pénurie d’eau car le réseau de distribution a été gravement endommagé lors des combats.

De plus, les experts irakiens préviennent que le barrage de Mossoul a également été endommagé. En cas de rupture complète, près de onze milliards de mètres cubes d'eau déferleront sur Mossoul et ses 1,5 millions d'habitants périront noyés.

«C’est une question de temps. Cette catastrophe aurait des conséquences pires que celles d'une bombe nucléaire», a déclaré le professeur de l’Université Lulea, en Suède, à la chaîne de télévision Al Jazeera, en précisant que les courants pourraient arriver jusqu’à Bagdad.

Le 29 décembre, les forces irakiennes ont repris leur offensive contre l’organisation terroriste Daesh à Mossoul, qui demeure depuis juin 2014 le plus important bastion des djihadistes en Irak.

«Il s’agit de la seconde phase de l’opération visant à libérer Mossoul», a déclaré à Reuters le général de l’armée irakienne Nejm Djabouri, dans un village situé au nord de la ville. Un officier de la division de réponse rapide, une unité d’élite du ministère de l’Intérieur, a également confirmé la reprise de l’offensive dans les quartiers sud-est de la ville.

L’opération antiterroriste de grande ampleur sur Mossoul a été déclenchée le 17 octobre puis suspendue un mois plus tard. Les unités d’élite ont repris un quart de la ville mais leur avance est lente et difficile.

Le Premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi, qui avait d’abord espéré une reprise de Mossoul d’ici à la fin de l’année, a assuré le 27 décembre qu’il faudrait trois mois pour «éliminer» Daesh de la ville.

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