RDC : un avion militaire belge ne peut atterrir à Kinshasa pour rapatrier les citoyens du royaume

RDC : un avion militaire belge ne peut atterrir à Kinshasa pour rapatrier les citoyens du royaume© LAURIE DIEFFEMBACQ BELGA Source: AFP
Un avion militaire de type C130 (Photographie d'illustration)

Compte tenu de l'augmentation des tensions politiques en République démocratique du Congo, les autorités belges ont demandé à leurs ressortissants de quitter le pays mais n'ont pas obtenu l'autorisation d'y dépêcher un avion pour les évacuer.

D'après des informations publiées par le journal La Libre Belgique le 17 décembre, un avion militaire Hercule C-130, envoyé par les autorités belges afin de préparer l'éventuelle évacuation de leurs ressortissants vivant en République démocratique du Congo (RDC), s'est vu interdire le survol du territoire congolais. L'engin, affirme le journal, transportait une équipe d'une dizaine d'experts, qui devaient assurer la protection des expatriés belges amenés à quitter le pays.

Dans la soirée du vendredi 16 décembre, les autorités belges avaient invité leurs ressortissants à éviter de se rendre dans le pays africain, mais aussi aux Belges qui s'y trouvaient déjà (soit environ 4 000 individus) à quitter celui-ci. En cause : la montée des tensions politiques en RDC, au sujet de la succession du président Joseph Kabila. Alors que son second mandat – le dernier, selon la Constitution – est censé s'achever le 20 décembre, l'élection présidentielle a été reportée, et le chef de l'Etat entend rester au pouvoir en attendant l'éventuelle organisation d'un nouveau scrutin.

Des négociations entre le pouvoir et l'opposition, qui visaient à mettre en place une période de transition après la fin du mandat de Joseph Kabila, ont finalement été suspendues, le 17 décembre, compromettant l'apaisement des tensions politiques. Les gouvernements occidentaux, en particulier, ont été accusés par le pouvoir de lui être défavorables – d'où les craintes de Bruxelles pour ses ressortissants.

D'après l'AFP, des barrages routiers ont été installés par les forces de l'ordre dès le 16 décembre, tandis que le lendemain, des blindés ont été déployés aux environs du palais présidentiel.

La crise politique engendrée par le possible maintien de Joseph Kabila au pouvoir dure depuis plusieurs mois : les 19 et 20 septembre, une cinquantaine de manifestants qui souhaitaient «avertir» le chef d'Etat de l'imminence de la fin de son mandat avaient été tués lors d'affrontements avec les forces de l'ordre.

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