Barack Obama reconnaîtra-t-il l'Etat palestinien avant son départ de la Maison Blanche ?

Barack Obama reconnaîtra-t-il l'Etat palestinien avant son départ de la Maison Blanche ? Source: Reuters

La présidence de Barack Obama aura été marquée par une prise de distance vis à vis d'Israël : c'est dans ce contexte que l'ancien président Jimmy Carter demande à son successeur de reconnaître la Palestine avant de quitter le pouvoir.

«Une décision simple mais cruciale que l'administration Obama doit prendre avant la fin de son mandat en janvier, c'est de reconnaître officiellement l'Etat palestinien», a déclaré l'ancien président des Etats-Unis, James Carter, le 28 novembre dernier dans un entretien accordé au New York Times.

Sous forme de conseil adressé à Barack Obama, l'ancien président démocrate lui a adressé un message clair : «Je suis persuadé que les Etats-Unis peuvent encore poser les bases d'un meilleur avenir pour les relations entre les Israéliens et les Palestiniens, avant la passation de pouvoir – mais le temps est compté.» Selon lui, l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche ne permettra plus d'avancée en ce sens.

L'appel, lancé à Barack Obama par celui qui dirigea les Etats-Unis entre 1977 et 1981, se double d'une recommandation adressée aux Nations-unies. Jimmy Carter leur demande de procéder à la reconnaissance diplomatique de la Palestine en tant qu'Etat, car «elle permettrait à cette dernière de rejoindre les Nations unies et de faire progresser la paix». Selon lui, une telle résolution devrait impérativement se doubler d'une «réaffirmation de l'illégalité des colonies construites hors des frontières de 1967» par les Israéliens.

Barack Obama a considérablement réorienté sa politique vis-à-vis d'Israël ces dernières années, se montrant parfois plus critique à l'égard du gouvernement de Benjamin Nétanyahou. Il est de notoriété publique que la relation entre les deux hommes est réputée très difficile. C'est en connaissance de cause et dans l'espoir d'être entendu que Jimmy Carter s'est adressé à son successeur pour plaider la cause de l'Etat palestinien. 

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.