Belgique : en rébellion contre l'autorité, le prince Laurent voyage sans rendre de comptes

Belgique : en rébellion contre l'autorité, le prince Laurent voyage sans rendre de comptes
Laurent de Belgique, capture d'écran ©Twitter @LaurentofB

Le prince Laurent, trublion de la monarchie belge, considère qu'il n'a pas à se soumettre à l'obligation de signaler ses voyages officiels au Palais comme au gouvernement. En se rendant au Sri Lanka sans permission, il suscite un nouveau tollé.

C'est le trublion de la monarchie belge, l'électron libre selon la presse du pays. Moderne. Mais cette fois il est peut-être allé trop loin, en se rendant jusqu'au Sri Lanka pour rencontrer le Premier ministre, Ranil Wickremesinghe, sans avoir l'aval ni du gouvernement ni du Palais royal belge, alors qu'il lui en est fait obligation. Le ministre fédéral des Affaires étrangères belge Didier Reynders a confirmé la fugue princière : «Mes services ont été informés le soir du 17 octobre par l'ambassade du Sri Lanka [...] donc après la rencontre avec [...] le Premier ministre du Sri Lanka», a-t-il ainsi déploré. 

En Belgique, monarchie constitutionnelle, les princes royaux représentent l'Etat, et, à l'instar de la famille royale britannique, doivent rendre des comptes. La chambre des députés belge et le Sénat président ainsi aux destinées de la famille, en témoigne l'abolition de la loi de succession dit «salique», qui a fait rétrograder le prince Laurent de la septième place à la douzième dans l'ordre de succession au trône.

Mais ce n'est pas la première fois que le prince rebelle fait des siennes et brûle la politesse au gouvernement. En 2011, Laurent de Belgique s'étant rendu au Congo contre l'avis du Palais royal, et avait déclenché l'ire du roi Philippe – son frère – comme du gouvernement : si le prince veut être «libéré» de ses obligations officielles, «alors nous devons examiner» la question de la dotation accordée au prince», avait menacé le chef de la diplomatie belge Steven Van Ackere.

Le prince Laurent est par ailleurs à la tête de l'Institut royal pour la gestion durable des ressources naturelles et la promotion des technologies propres, en bref : l'IRGT, laquelle est financée par les trois régions belges et lui assure un revenu confortable qui fait polémique en Belgique.

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