Bruxelles : même « une réponse ferme » de l’UE ne prévoit pas de fournir des armes à Kiev

Bruxelles : même « une réponse ferme » de l’UE ne prévoit pas de fournir des armes à Kiev Source: Reuters
Des militaires ukrainiens le 3 fevrier 2015. (REUTERS/Alexei Chernyshev)

La réponse ferme que l’Union Européenne pourrait donner à la Russie si les négociations sur le règlement de la crise ukrainienne échouent à Minsk mercredi ne prévoit pas de livrer des armes à Kiev.

« Nous attendons que la Russie exerce son influence sur les rebelles pour permettre un cessez-le-feu. L’Italie s’est toujours prononcée pour une double approche : une ligne dure et le maintien du dialogue. Mais nous espérons que ce dialogue produira des résultats. Sinon il faudra bien y réfléchir. En tout cas, même une réponse stricte ne prévoit pas de livrer des armes à Kiev », a annoncé le chef de la diplomatie italienne Paolo Gentiloni à l’issue de la réunion des ministres européens des Affaires étrangères qui s’est tenue lundi à Bruxelles. « Nous ne sommes pas en faveur d’une réponse militaire aujourd’hui et nous ne le serons jamais », a ajouté le ministre italien.

Il est à noter que le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a déclaré qu’ avant le sommet « au format Normandie » sur l’Ukraine qui pourrait se dérouler à Minsk mercredi, les parties devaient se mettre d’accord sur plusieurs questions importantes, notamment les conditions du retrait d’armes lourdes. 

Cependant les Européens ont décidé d’étoffer les sanctions qui visent la Russie. Des médias rapportent que 19 personnes, dont cinq russes, et neuf entités ont été incluses dans la liste noire des personnes ou entreprises qui font l’objet de sanctions. Ces inclusions sont en lien avec le bombardement récent de la ville de Marioupol qui avait fait au moins 30 morts.

Selon Fabius, l’introduction de sanctions supplémentaires contre la Russie a été reportée jusqu’à ce qu’on connaisse les résultats du sommet qui doit se dérouler le 11 février à Minsk entre François Hollande, Angela Merkel, Petro Porochenko et Vladimir Poutine.

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