Le saviez-vous ? 29 autres candidats prétendent aussi à la Maison-Blanche

Le saviez-vous ? 29 autres candidats prétendent aussi à la Maison-Blanche
Evan McMullin, candidat conservateur indépendant, Photo Reuters/George Frey

Depuis 1869, le président est soit un Républicain soit un Démocrate. Et, alors qu'on ne parle que de Clinton et de Trump, ils sont une multitude à se présenter aux suffrages. Coup de projecteur sur quelques-uns de ces illustres inconnus.

Le bipartisme américain pourrait sembler monotone, mais, comme dans un écosystème, à y regarder de plus près, les Etats-Unis recèlent une biodiversité politique étonnante.

A bientôt 64 ans, Gary Johnson porte les couleur du Parti libertarien, lequel prône un Etat réduit à son strict minimum et milite pour une législation des plus minimales, ainsi que pour le libre-échange total. Les Américains pourront, s'ils veulent voter de façon orginale, trouver ses bulletins dans la totalité des 50 Etats que comptent les Etats-Unis ainsi que le District de Columbia (entité territoriale où se trouve la capitale Washington). La candidate écologiste Jill Stein, elle, n'aura réussi à fournir en bulletins de vote à son nom que 40 Etats.

Encore plus confidentiel, parmi les nombreux partis minoritaires aux Etats-Unis, le Parti de la Constitution, emmené par Darrell Castle, défend les contribuables et lutte contre le fisc. Il s'appelait d'ailleurs jusqu'en 1999 tout simplement le Parti des contribuables. La plupart de ses électeurs habitent la Californie et le Nevada, aussi Darrell Castle a-t-il une chance d'apparaître brièvement sur les radars dans ces Etats lors du scrutin de ce 8 novembre.

Pour Evan McMullin, candidat indépendant encouragé à se présenter par un faction du Parti républicain scandalisée par la nomination de Donald Trump, la pente sera encore plus raide. Celui-ci n'est en effet parvenu à figurer que dans 11 Etats. Mais dans son fief, l'Etat très conservateur de l'Utah, les électeurs voteraient tout de même à 24 % pour lui selon le site américain spécialisé Politico. Mais pas de quoi coiffer sur le poteau un Donald Trump en tête, lequel devancerait Hillary Clinton de 6 points dans les sondages.

Ces petits candidats ont en commun de porter les mécontentements de la population et de transmettre une certaine idée de l'Amérique libre-échangiste, isolationniste et parfois nostalgique du temps de la conquête de l'Ouest. Et, en la matière, Donald Trump rafle la mise.

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A gauche, les petits candidats sont encore moins visibles. On discerne toutefois un certain Rocky de la Fuente, issu du Parti de la réforme des Etats-Unis d'Amérique, un parti difficilement classable mais qui par certains aspects porte des revendications de gauche et un Emidio Soltysik, dit «Mimi» qui défend les valeurs du Parti socialiste des Etats-Unis.

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