L'Italie dément les accusations d'Amnesty International de «torture» sur des migrants

L'Italie dément les accusations d'Amnesty International de «torture» sur des migrants

L'Italie, qui doit affronter une crise migratoire sans précédent, réfute les accusations de «torture» portées par Amnesty International à l'encontre de policiers italiens. Ceux-ci sont accusés d'avoir malmené des migrants recueillis en Méditerranée.

La police italienne a «catégoriquement» démenti jeudi 3 novembre les accusations d'Amnesty International faisant état de cas de «torture» à l'encontre de migrants, de la part de policiers italiens.

«Je démens catégoriquement que soient utilisées des méthodes violentes à l'encontre de migrants, que ce soit à l'occasion de leur identification ou de leur rapatriement», a affirmé dans un communiqué le chef de la police italienne, Franco Gabrielli.

Le ministère de l'Intérieur italien précise par ailleurs que les centres d'accueil où sont contrôlés et identifiés les migrants arrivant sur le sol italien «sont constamment visités par des équipes de la Commission européenne en Italie afin de vérifier de manière constante les procédures de gestion des migrants». Deux d'entre eux, en Sicile et à Tarente, dans le Sud du pays, ont d'ailleurs récemment été visités par l'Agence européenne pour les droits fondamentaux, qui a exprimé un «avis positif» après son inspection.

Un peu plus tôt le même jour, Amnesty International avait dénoncé, dans un rapport, des pratiques «assimilables à de la torture» auxquelles auraient eu recours les autorités italiennes pour obtenir les empreintes digitales des migrants.

Le rapport dénonce également les conditions dans lesquelles sont interrogés les migrants, pour la plupart récupérés en mer par des secouristes après des heures voire des jours entiers entassés sur des embarcations.

«Les pressions de l'Union européenne sur l'Italie, pour qu'elle se montre dure envers les migrants et les réfugiés, ont conduit à des expulsions illégales et à de mauvais traitements qui, dans certains cas, sont assimilables à de la torture», avait précisé l'ONG.

Amnesty International juge indispensable qu'une enquête indépendante soit diligentée, même si «le comportement de la plupart des policiers reste professionnel et que la grande majorité des prises d'empreintes digitales a lieu sans incident».

L'Italie, qui voit chaque jour le nombre de migrants croître dans la péninsule, peine à gérer la crise migratoire et doit affronter une situation sans précédant : elle s'efforce d'en rapatrier certains faute de pouvoir les «relocaliser» ailleurs en Europe.

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