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Diplomate russe : Kiev n'a pas présenté de copies des passeports russes déployés par Porochenko

Comme l'a signalé le diplomate russe Viktor Sorokine, Kiev n’a pas encore accepté de présenter des copies des passeports et carnets militaires russes que Porochenko a utilisés à Munich pour accuser la Russie d'intervention militaire en Ukraine.

Les autorités ukrainiennes n’ont pas transmis à Moscou les copies des documents qui appartiendraient à des militaires russes, a annoncé RIA Novosti en se référant à Viktor Sorokine, directeur de la deuxième section des pays de la Communauté des états indépendants (CEI) du ministère des Affaires étrangères russe.

« Nous avons demandé hier soir à l’Ukraine  de nous transmettre les copies authentiques des documents avec les noms de leurs titulaires étant donné que les couvertures de passeports russes exposées hier sont vendues dans n'importe quel marché. Vu que l’Ukraine n’a pas satisfait notre demande, nous sommes toujours en l'absence de preuves réelles », a expliqué Sorokine.

Hier à la conférence de Munich, le président ukrainien Petro Porochenko a présenté de nouvelles « preuves indéniables » de la présence des forces armées russes sur le territoire ukrainien en agitant quelques passeports et carnets militaires russes lors de son intervention. Pour le président ukrainien, cela ne fait aucun doute : ces documents appartiennent à des soldats russes participant au conflit dans le Donbass. Le président n’a pourtant montré que les couvertures des passeports.

Les affirmations du président contredisent les observations de l'armée ukrainienne elle-même dont le chef d'Etat major a dit qu’elle ne combattait pas des troupes régulières russes.

En savor plus : Kiev a constaté qu’il n’y avait pas de troupes russes dans le Donbass

La conférence de Munich a été le deuxième évènement international où le président ukrainien est arrivé avec des objets matériels censés prouver que son pays est agressé militairement par la Russie. Avant cela, il avait montré à l'occasion du forum économique de Davos en janvier un fragment de l'autobus bombardé à Volnovakha près de Donetsk où douze civils avaient trouvé la mort.

Pour le moment, Kiev n'a pas répondu à aucune demande officielle de Moscou de présenter des pièces à conviction pouvant corroborer ses accusations.