Bruxelles : manifestation d’ampleur contre le gouvernement et la «loi travail» belge (IMAGES)

© Capture d'écran Twitter - André Crespin

A l’appel de plusieurs syndicats, des milliers de manifestants se sont rassemblés le 29 septembre dans les rues de Bruxelles afin de protester contre les mesures économiques du gouvernement de Charles Michel et l’équivalent belge de la loi travail.

«Factures plus élevées, protection sociale réduite, travailler plus […] pour moins et de manière toujours plus flexible. Distribution de cadeaux aux grosses fortunes et aux entreprises» : c’est ce que dénonce le front commun syndical belge, composé de la FGTB, de la CSC et de la CGSLB, qui a appelé à une nouvelle manifestation nationale dans les rues de Bruxelles le 29 septembre.

Dès 11h, des protestataires ont afflué dans la capitale, rejoignant le cortège qui a pris son départ en fin de matinée.

Plusieurs membres de partis politiques tels que le parti marxiste PTB, le PS, ou Ecolo sont venus grossir les rangs.

L'ancien Premier ministre socialiste Elio di Rupo était même présent.

Cela n'a pas empêché certains manifestants de siffler le Parti socialiste belge, lorsque le cortège est passé devant ses locaux.

Sous la banderole des syndicats FGTB et CSC, des travailleurs du groupe Caterpillar, dont l'usine de Charleroi pourrait bientôt fermer ses portes, laissant près de 2 000 personnes sur le carreau, sont venus crier leur désapprobation quant à la politique du gouvernement.

La police locale a déconseillé aux automobilistes de se rendre dans la capitale, les rues empruntées par les manifestants étant bloquées à la circulation. Les transports en commun (bus et métro) sont eux aussi perturbés.

La loi Peeters et le gouvernement dans le viseur

Il s’agit de la quatrième manifestation nationale interprofessionnelle depuis l'arrivée aux affaires du gouvernement de Charles Michel en octobre 2014.

Cette fois encore, les manifestants dénoncent les mesures économiques prises par le gouvernement belge.

En particulier, la réforme du temps de travail, ou «loi Peeters», qui entrera en application dès le 1 janvier 2017, est au cœur des revendications.

Parfois qualifiée de «loi travail» à la belge, elle est présentée par le gouvernement de Charles Michel comme une réforme visant à augmenter la flexibilité et la compétitivité des entreprises.

Ses détracteurs, eux, mettent en avant le fait qu’elle diminuerait les garanties sociales des employés. Ainsi, une fois que la loi sera entrée en vigueur, le plafond légal des heures supplémentaires passera de 78 heures par trimestre à 143 heures.

En recalculant le temps de travail sur une base annuelle, et non plus sur une base hebdomadaire comme c’était le cas jusqu’à présent, la réforme pourra également permettre aux employeurs de faire davantage travailler leurs salariés, jusqu’à 45 heures maximum par semaine.

Le 24 mai, la dernière manifestation nationale contre la politique du gouvernement Michel avait rassemblé près de 60 000 personnes dans les rues de la capitale belge.

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