Une émeute provoque un incendie à la prison de Vivonne (IMAGES)

© Capture d'écran Twitter, @Bleu_Poitou 2.

Une mutinerie parmi les détenus de cette prison proche de Poitiers (Vienne) a causé un incendie, qui serait désormais en passe d'être maîtrisé. Des unités d'intervention spécialisées ERIS se rendraient sur place pour maîtriser la situation.

«Deux détenus ont bousculé un surveillant et ont réussi à lui subtiliser son trousseau de clefs, ce qui leur a permis d'ouvrir toutes les cellules» du deuxième étage de l'établissement, qui en compte trois, a détaillé lundi 12 septembre Emmanuel Giraud, délégué régional du syndicat FO pénitentiaire pour la Nouvelle Aquitaine, à l'agence AFP. Les mutins ont ensuite «mis le feu aux coursives et à l'atrium», puis «ont tout cassé à l'intérieur», a ajouté le syndicaliste.

 

D'après la même source, aucun surveillant n'a été blessé. En outre, la préfecture de la Vienne a fait savoir à l'AFP qu'aucun membre du personnel pénitencier n'avait été pris en otage.

Certaines détenus pourraient néanmoins avoir été intoxiqués par la fumée dégagée par l'incendie, a noté Emmanuel Giraud.

Selon une source pénitentiaire citée par l'AFP, une soixantaine de prisonniers ont refusé de regagner leurs cellules à l'issue de l'ouverture de celles-ci. Des unités d'intervention spécialisées ERIS (équipes régionales d'intervention et de sécurité), basées à Bordeaux, sont attendues afin de rétablir l'ordre.

La prison de Vivonne renfermerait une trentaine de détenus radicalisés, d'après un compte Twitter recensant des informations concernant la police.

Une vidéo diffusée par ce compte sur le réseau social témoigne de la présence d'un hélicoptère au-dessus de la prison, et de cris poussés par les détenus.

Selon un compte Twitter relayant des témoignages locaux, le Samu serait arrivé à la prison vers 18h30, s'ajoutant aux pompiers déjà sur place.

En fin d'après-midi, la radio France Bleu Poitou a fait savoir que l'incendie était en passe d'être maîtrisé par les pompiers.

«Ça craque de toutes parts !»

L'incident a fait réagir plusieurs personnalités politiques, qui en ont profité pour rappeler leurs propositions en matière pénitentiaire ou pour dénoncer la politique du gouvernement à ce sujet. Ainsi, le président de la région Paca Christian Estrosi a déclaré qu'il fallait augmenter «en urgence» les moyens de l'administration pénitentiaire...

... tandis que le député du Rassemblement Bleu Marine (RBM, lié au Front national) Gilbert Collard a noté que la France «craqu[ait] de toutes parts».

Plus de détails à venir...

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