Un Tchétchène radicalisé expulsé de France

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Un citoyen russe originaire de Tchétchénie, «radicalisé», a été expulsé le 9 septembre par la France en raison d'une «menace grave pour l'ordre public», selon le ministère de l'Intérieur. C'est la 17e expulsion de ce type depuis le début de l'année.

«Compte tenu de la menace grave que faisait peser sur l'ordre public le maintien de cet individu radicalisé sur le sol français, le ministre de l'Intérieur a décidé de mettre en œuvre à son encontre une mesure d'expulsion qui a été exécutée dès sa sortie de prison», ont indiqué les services de Bernard Cazeneuve dans un communiqué.

L'homme, originaire de Tchétchénie et prénommé Mansour Koudousov, purgeait une peine «pour non-respect des obligations de son assignation à résidence», a ajouté le ministère qui n'a pas donné davantage de précisions sur son expulsion.

Selon l'avocat de l'accusé, ce dernier, né en 1991 et arrivé en France alors qu'il était enfant, était assigné à résidence depuis 2012.

Mansour Koudousov s'est soustrait à son assignation à résidence à Die (Drôme) pour se rendre en février 2016 à une convocation de l'Office français de la protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), qui comptait lui retirer son statut de réfugié, a affirmé son avocat, Me Martin Pradel.
Il a alors été interpellé puis condamné à une année de prison, devant s'achever en mars 2017

«Il a bénéficié par miracle d'une remise de peine et a été expulsé dès sa sortie de prison», a ajouté Me Pradel, persuadé que le ministère «tape complètement à côté» en ce qui concerne la radicalité de son client. Le tribunal administratif de Paris devait examiner son assignation à résidence le 15 septembre.

«Le gouvernement s'est fait justice lui-même sans aucune considération pour le juge qui devait statuer quelques jours plus tard», a déclaré l'avocat.

Il s'agit de la 17e expulsion de ce type depuis le début d'année et de la huitième depuis le début du mois d'août.

Le 4 septembre, un autre «radicalisé», Tunisien cette fois, avait été expulsé par la France vers son pays d'origine, également en raison de «la grave menace» pour l'ordre public qu'il incarnait selon les autorités .

La Tchétchénie et les républiques voisines comme le Daghestan abritent toujours plusieurs groupes islamistes radicaux qui commettent régulièrement des attentats.

Le 30 mars, un policier a été tué et un autre gravement blessé après avoir arrêté une voiture suspecte à un poste de contrôle du Daghestan. La veille, deux véhicules de la police avaient explosé près de Makhachkala, la capitale de cette république caucasienne. Un homme a été tué et deux autres blessés.

Au début du mois de mars, un groupe terroriste russe qui a prêté allégeance à Daesh a publié une vidéo appelant les musulmans de Russie à prendre les armes, en les incitant à s’en prendre à la population et au gouvernement.

En février, deux personnes avaient été tuées et 17 autres blessées dans un attentat visant un poste de police, toujours dans la république du Daghestan. Là encore, Daesh avait revendiqué l'attentat.

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